Les roses de décembre...
« Vous cheminez parmi l’étrange, sans le savoir. Vous marchez et parlez avec ces spectres, pensant qu’ils appartiennent à votre monde, jusqu’à ce que, peut-être, ils vous jouent de sales tours… » (J.M.B.)

Où il est question de JAMES MATTHEW BARRIE (qui donne son nom à ce JIACO), de littérature (en particulier victorienne, mais pas exclusivement), de cinéma, de philosophie et de quelques autres petites choses qui font de mon existence un berceau pour les fées ... [Photographies offertes par Andrew Birkin - Possesseurs de MAC, utilisez de préférence SAFARI pour lire ce Journal Intime à Ciel Ouvert ! Les commentaires anonymes sont systématiquement effacés.]

lundi 19 mai 2008
A l'intérieur du presbytère des Brontë...
Il y a longtemps que je me suis absentée. J'ai reçu beaucoup de courrier, glissé entre les fentes des volets.
Je n'ai pas le temps de répondre. Pardon. Je lis, cependant, et je vous remercie, tous et toutes. Plus tard, je viendrai à votre rencontre, le temps d'une petite lettre manuscrite ou électronique.
Le temps, je n'en aurai jamais assez ; je devrais imaginer qu'il n'est qu'une fiction destinée à m'empêcher d'aller au bout de moi-même, afin que je ne sois jamais complète ni rassasiée. Je devrais lui rendre grâce, peut-être.
Je ne suis pas encore guérie de l'existence.
Le voyage en Angleterre se range bientôt parmi les souvenirs, dans la naphtaline qui préserve les jolies choses, entre deux sachets de lavande fleuris, alors qu'il me reste encore tant à dire et à montrer et que d'autres voyages à "vocation cartographique" (je qualifie ainsi mes déplacements sur terre, puisque je pars toujours à la recherche de quelqu'un, d'un mort de préférence, et que j'en trace ainsi, en quelque sorte, la géographie intime et que je fais craquer les articulations des existences défuntes) se profilent sur la crête de l'horizon: l'Allemagne et l'Italie. La Bavière (Cher Ludwig II...) et Venise (mon escapade annuelle dans la Sérénissime). Me suivrez-vous jusque là ?
Mes herbiers sont vides. J'ai faim !
En attendant, mon très cher ami Robert a complété ce voyage chez les Brontë, à la faveur de déplacements personnels, puisqu'il s'est rendu à Penzance et qu'il m'a ramené des photographies de la maison natale de Maria Branwell, future mère des génies.
La maison est située au 25 Chapel Street. Le nom me fait tressaillir de joie.
Je vous la laisse découvrir :


Un arbre généalogique s'impose peut-être :

J'ai scanné quelques photographies extraites du livre vendu au musée-presbytère de Haworth, afin de vous donner une idée des petites merveilles que l'on peut trouver dans cette demeure, qui paraît encore occupée par ses anciens habitants... Et peut-être est-ce d'ailleurs le cas...

Petits effets et silhouette de la tante Branwell, qui prit soin des enfants, tendrement et financièrement, après la mort de leur mère :
Méridienne où Emily Brontë est supposée être passée de vie à trépas, à deux heures de l'après-midi, au mois de décembre de l'année 1848 :

Robes de Charlotte :

Cabinet de travail de l'austère père Brontë :

Dans la salle à manger - ou petit salon (Jane Eyre et Wuthering Heights ont été écrits ici) :

La cuisine :
Maybe more later...

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9 Comments:
Anonymous zelda said...
Holly, merci pour ce voyage fait avec exigence et dont tu nous fais profiter. On pourrait se contenter de tes notes mais tu donnes aussi envie d'aller voir par soi-même !
Je suis pressée de lire l'Allemagne à travers tes mots !

Blogger Mick Kelly said...
Je me disais justement que tu te faisais trop rare et te voila!.
"Me suivrez-vous jusque là ?", c'est presque trop facile comme jeu! La réponse est oui!!! Surtout que je n'ai pas encore fait, en temps que lecteur, le voyage à Venise avec toi.

Blogger Holly Golightly said...
Bonjour Zelda ! Et merci pour ton chaleureux commentaire !Si mes petites notes enfantines donnent envie de visiter ces lieux, hé bien j'aurai gagné mon "pari"! Voir le vaste monde et rentrer dans son home sweet home, enrichi d'autres vies, c'est aussi un des sens de l'existence.
L'Allemagne est un pays que je vais découvrir. Mon rapport à la langue a toujours été peu ordinaire, fait de proximité - parce qu'elle m'était facile - et de répulsion. Aujourd'hui, j'aime sans ombrage cette langue.

Bonjour Mick Kelly !
Ah, si j'avais plus de temps, j'écrirais ici tous les jours, comme ce fut le cas au début... ! C'est gentil de ne pas m'oublier.
J'espère ne pas te décevoir à Venise et ne pas répéter ce que j'ai déjà dit les années précédentes, mais en fait je ne crois pas car je vais à Venise pour...

Blogger Mick Kelly said...
Ma chére Holly, je ne risque pas de t'oublier. Je suis un hypermnésique affectif. Je n'oublie jamais les personnes pour qui j'ai de l'affection (petite ou grande) ou que j'admire. Si un jour tu ne me vois plus ici, c'est que soit ce lieu est fermé, que tu ne rédiges plus que des articles sur la pêche au gros ou que je me suis perdu en forêt!
quelque chose me dit que tu pourrais bien trouvé chez moi, une note aux accents Barriens...
(Moi aussi j'utilise les 3 petits points ^^)

Blogger Fauna Amor said...
Ah, mon Ludwig... et puis Venise ! Nécessaire, précieux et viscéral.
Je te suivrai là-bas, au bout d'un Neuschwanstein imaginaire et dans les ombres de la Sérénissime.

Blogger Vanessa said...
S'il te plait ne guéris pas de l'existence! Et oui nous sommes nombreux à te suivre, de loin ou de plus près, toujours, avec la patience de ceux qui savent que le temps est sacré et qu'il faut savourer les moments même si ce ne sont pas ceux près de ces amis.

Blogger Muse said...
je viens de finir à rattraper le retard accumulé du temps de mes escapades chez ma maman...mais en le faisant tout doucement je n'en ai que plus apprécié chaque sujet.

bonjour, je suis tombée sur votre blog en faisant des recherches sur le film Cabaret et outre une agréable surprise en découvrant votre article sur celui-ci, détaillé, intéressant et instructif, je découvre par la même occasion une jolie page internet qui me promet des délices plus grands encore ; merci de nous faire partager vos lectures et votre passion, dommage que je passe mes partiels cette semaine, sinon je me serais lancée à corps perdu dans la lecture de toutes vos roses de décembre (mais ce n'est que partie remise pour la semaine suivante)

voilà, tout ça pour vous remercier, je vous ai tout de suite ajoutée dans mes liens et j'ai hâte d'en découvrir plus encore !

Blogger Holly Golightly said...
Merci à tous, pour vos messages.
Je vous demande pardon d'avoir si peu de temps pour répondre.
Merci.

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