
Où il est question de JAMES MATTHEW BARRIE (qui donne son nom à ce JIACO), de littérature (en particulier victorienne, mais pas exclusivement), de cinéma, de philosophie et de quelques autres petites choses qui font de mon existence un berceau pour les fées ... [Photographies offertes par Andrew Birkin - Possesseurs de MAC, utilisez de préférence SAFARI pour lire ce Journal Intime à Ciel Ouvert ! Les commentaires anonymes sont systématiquement effacés.]
Il y a de belles roseraies [Vidéos, quand j'aurai le temps, promis].
C'est une des fiertés de la ville. Les roses me ramènent à une idée, celle de l'île aux Roses de Ludwig II… Il y a mille chemins pour se retrouver dans mes labyrinthes.

Rétrojournal : lundi 7 juillet 2008 [vidéos dès que possible, là encore...]
Nous avons grimpé un peu sec pour aller à la rencontre de la maison de Brahms, 
un petit deux pièces, où il composa ou mis le point final à certaines de ses œuvres les plus célèbres. Lieu qu'il a investi afin d'être proche de Clara.
La vie est belle, parfois, d'être si triste. Passion malheureuse mais essentielle, afin de sculpter son propre échec, peut-être. Il avait une vue magnifique [vidéo plus tard, si vous êtes patients] pour un prix modeste .
Nous avons fait et émincé notre silhouette le long d'un sentier qui sentait le passé, le tilleul et la mélancolie apaisée. Les tilleuls et les saules pleureurs sont mes arbres préférés ; je pense qu'ils ont été les gardiens de mon enfance. La maison de Brahms est sur une place éponyme qui n'a guère de charme, comparée au centre de Baden Baden - qui est une jolie petite ville riche, idéale pour une convalescence, si bien que j'en suis tombée un peu malade, afin d'en expérimenter les vertus. Une ville de bord de mer sans la mer, une ville d'eau, une ville de vacances. Une ville, où les amoureux, vieux ou jeunes, se donnent la main couramment. Une ville qui aime les chiens.
La maison de Brahms est l'aboutissement d'un chemin creusé dans un mur, dirait-on. Il faut monter de rudes escaliers de pierre, frôlés par la végétation un peu sauvage, un peu hybride. On sonne et une dame vient vous ouvrir. L'entrée est si étroite qu'il faut presque sauter sur l'escalier, de suite, l'un après l'autre, de crainte d'être coincé dans l'entrée. La maison est modeste, mais certainement vivante. Le masque mortuaire de Brahms s'y trouve, des fac-similés de partitions, que j'ai trouvées assez torturées par l'écriture, difficiles à déchiffrer, pour moi en tout cas.
Je songe à mon professeur de solfège, à qui j'aimerais demander, si je l'ose, de m'enseigner aussi le piano. C'est une dame posée et extravagante dans sa vêture, une dame qui me plaît, car ses gestes sont élégants et répondent à l'étroitesse stylisée de son corps de danseuse.
La musique est ce qui m'a fait défaut toute ma vie et j'ai beau m'être mise à la leçon et au violon, elle ne sera jamais ma compagne intime, je le sais, je le regrette.
Il est temps de rentrer, de s'attarder au bar pour saisir des atmosphères un peu fanées, outrepassées, et puis on rentrera à la chambre. Les lits seront défaits en triangles isocèles,
les chaussons posés sur des tapis de lits et l'endroit bordé pour la nuit par des mains anonymes qui prennent soin de nous. Un mystérieux carnet m'accompagne partout...
Un grand hôtel a quelque chose de maternel et j’aime infiniment cela.
Ce soir, je vais rêver de lui, certaines notes en tête.

Libellés : Allemagne, Baden Baden, Louis-Ferdinand Céline
Société des amis de JMB
James Matthew Barrie



Angleterre
Londres
Haworth
Allemagne
Venise
RSS<
"Une fée est cachée en tout ce que tu vois." (Victor Hugo)
"J'entends m'en tenir à un réalisme qui ne rejoint le fantastique que par un paroxysme de précision et de rationalisme, par hyperréalisme, hyperrationalisme. C'est peut-être l'occasion de prendre position face au surréalisme, celui des écrivains et celui des peintres." (M. Tournier)



J'aime aussi beaucoup Brahms, que je connais moins bien que toi, hélas.
ps: Mes volets sont souvent fermés aussi. En fait, je les ouvre plus volontiers la nuit :)