Les roses de décembre...
« Vous cheminez parmi l’étrange, sans le savoir. Vous marchez et parlez avec ces spectres, pensant qu’ils appartiennent à votre monde, jusqu’à ce que, peut-être, ils vous jouent de sales tours… » (J.M.B.)

Où il est question de JAMES MATTHEW BARRIE (qui donne son nom à ce JIACO), de littérature (en particulier victorienne, mais pas exclusivement), de cinéma, de philosophie et de quelques autres petites choses qui font de mon existence un berceau pour les fées ... [Photographies offertes par Andrew Birkin - Possesseurs de MAC, utilisez de préférence SAFARI pour lire ce Journal Intime à Ciel Ouvert ! Les commentaires anonymes sont systématiquement effacés.]

lundi 15 septembre 2008
Angel (2006)
J'avais promis de revenir en septembre.
J'ai à moitié dit la vérité, à moitié menti - malgré moi. Je fais rarement ce que je prévois. Du moins ai-je un sens du temps qui n'est pas celui du commun.
Le monstre de papier est mort, mais il remue encore. Il a bien failli avoir ma peau, ce salaud.
J'ai attendu une quinzaine de jours avant de revenir écrire ces quelques lignes, ces petits billets, ici, apprenant à écrire ailleurs...
Il ne faudra plus trop compter sur moi. Un peu, tout de même.
Je vais bien. Je suis hésitante comme un enfant qui apprend à marcher et s'étonne à moitié de ce prodige.
Je ne sais pas ce que me réservent les prochains mois, mais je sais que beaucoup de changements s'annoncent à l'horizon. J'ai décidé de prendre certains risques et de me donner les moyens de mes rêves les plus fous mais aussi d'être indulgente avec les plus sages.
Impossible n'existe pas... Je n'ai enfin plus un seul prétexte en réserve pour ne pas traverser le miroir.
Je risque de m'éloigner peu à peu des Roses de décembre (je ne les abandonne pas, toutefois), mais deux autres sites sont en construction : l'un lié à Barrie (un autre site que celui que vous connaissez, dédié à la Société), l'autre consacré à quelqu'un qui compte presque autant que Barrie dans ma vie... Un gentleman.
Je vous en informerai. J'espère que les jours auront plus de vingt-quatre heures.
Il est temps de tourner la page, afin de lire la suite, et surtout de l'écrire, noir sur blanc, blanc contre noir.
De plus, j'ai décidé de reprendre chacun des 919 et des poussières pétales, afin d'en éliminer toutes les imperfections, de les corriger en somme. En effet, j'ai relu dernièrement mes premiers billets et j'ai cru mourir de honte : j'y ai trouvé tout ce que je méprise hautement chez les autres (des facilités, des coquilles, des maladresses, du vide...). Bref, je n'aime plus mon JIACO., si je l'ai jamais aimé. Et c'est peut-être mieux ainsi.
De Barrie, il sera beaucoup question, plus tard, ici et ailleurs.
N'oubliez pas que la vie...

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Je crois bien que peu de gens lisent encore Elizabeth Taylor (celle-ci) et encore moins Marie Corelli. Si la première est encore connue dans notre contrée, la seconde est assez peu citée en France. Je ne suis même pas certaine qu'il existe beaucoup de traductions dans notre langue de ses oeuvres.
Il y a quelques semaines ou quelques mois - j'ai perdu la notion du temps, après cet été frondeur et épuisant - que j'avais envie de parler de ce film d'Ozon, adapté d'un roman d'Elizabeth Taylor, qui met en scène une jeune femme écrivain, inspirée de la vie de Marie Corelli.
Au cinéma, le mélodrame eut ses maîtres incontestés, comme Douglas Sirk que j'aime infiniment (Carlotta nous avait offert un sublime coffret de quelques-uns de ses plus beaux films, agrémentés de bonus tout à fait époustouflants, que je vous recommande, et en prépare un second pour novembre) et Vincente Minnelli, pour ne citer que les deux plus grands, peut-être. Le mélodrame suppose une certaine flamboyance des sentiments, un brasier, un aimable taureau de Phalaris dans lequel sont plongés vivants les personnages principaux.

Un mélodrame parfait, selon moi, devrait avoir une fin ambiguë, si possible triste, parce que les histoires qui finissent mal sont plus belles.

Ozon est un cinéaste qui m’a toujours fascinée, depuis son étrange Sitcom, aux accents pasoliniens. Certains de ses films furent un peu décevants mais, dans l’ensemble, c’est un cinéaste digne de ce nom, un cinéaste auquel je me suis attachée.

Mais la différence entre un Ozon et un Sirk, par exemple, c’est que le premier est ironique, à la limite du cynisme – limite, qu’il ne franchit pas vraiment, malgré des scènes grotesques, sinon le film serait tout à fait détestable -, tandis que le second œuvrait avec innocence mais intelligence dans ce genre, assumant ses conventions et sublimant, dans ce ferme élan d’honnêteté, le genre même. Douglas Sirk s'exprime parfaitement à ce sujet, comme à d'autres dans un livre d'entretiens : "Il faut faire de son mieux pour détester ça - et pour l'aime!"

Ozon est plus ou moins parodique, parce qu’il n’a pas, peut-être, complètement le courage que requiert le genre dans lequel ce film s’inscrit. Il a trop peur d’être mièvre pour oser, complètement, être mélodramatique. Et, si son film n’en demeure pas moins très beau, s’il contient des scènes bouleversantes, et ce malgré leur ton convenu (on sait par avance ce qui va se passer et comment – mais c’est aussi le propre du genre), il n’atteint pas la grandeur humaine de Todd Haynes, par exemple, dans Far from Heaven, lui aussi dans le sillage de Fassbinder, comme ce tout dernier se tenait dans la voie tracée, avec tant d'élégance, par Douglas Sirk.

Ozon, lui, demeure en retrait du génie d’un Fassbinder ou de la grandeur sincère et cruelle d’un Todd Haynes. Mais il est, cependant, intéressant, y compris dans ce genre qu'il pastiche un peu.

Angel nous narre l'histoire d'une jeune fille, une fin d'adolescente, qui rejette le milieu modeste (et la médiocrité du milieu) dans lequel elle est née, qui le méprise d'être trop étroit pour y loger tous ses vastes songes, toutes ses ambitions, et qui rêve d'un autre destin, rêve symbolisé par une vaste demeure, Paradise, devant laquelle elle se prosterne en pensée. Elle se promet, un jour, de conquérir la demeure. Elle s'invente une vie là-bas, une vie en laquelle elle croit et qui n'a rien d'un mensonge pour elle.



Angel écrit comme si sa vie tout entière en dépendait. Sans répit, sans patience, avec violence. Elle a la fièvre. Mais loin de la consumer, cette maladie d'écrire la fait exister intensément, à chaque instant. Elle est habitée par la démesure. Elle ne doute jamais qu'elle puisse échouer. C'est cette innocence, cette inconscience, la foi ardente qu'elle dépose en sa propre valeur qui lui permet de séduire un éditeur avec son premier roman. Elle refuse toutes les corrections suggérées, même les plus légitimes. Ce sera tout ou rien. Rien à voir avec ces écrivaillons qui sont prêts à n'importe quoi pour obtenir une publication, qui n'ont aucun sens de l'honneur... Elle a de l'audace à revendre et elle a raison. On ne mégote pas avec le destin. Et ce destin, c'est elle qui l'écrit. On n'est jamais si bien servi que par soi-même.

On ne peut qu'être subjugué par Angel ou bien, à l'instar de la femme de l'éditeur, fuir cette petite brute qui apprivoise le bonheur à coup de cravache et le fait valser devant elle. Angel a le sens de la mise en scène. C'est une arrogante que l'on ne peut s'empêcher d'admirer, jusque que le ridicule consommé dont elle fait preuve. Elle a décidé que la vie lui remboursera la honte, le déshonneur d'une naissance qu'elle juge indigne de sa trempe.

On reconnaît, en divers endroit, la théorie freudienne du "roman familial des névrosés", que Marthe Robert a exposée avec une grande intelligence dans son oeuvre célèbre. On pourrait d'ailleurs analyser le film , avec profit, à l'aune des réflexions de Marthe Robert. Mais ceci est une autre histoire que je ne vous conterai pas.

Les romans d'Angel ne sont pas de bons romans ; ce sont peut-être de bonnes histoires, des récits palpitants qui donnent soif et empêchent de dormir. Ce n'est pas si mal et Angel est honnête, dans la mesure où elle croit en ses histoires, où elle les nourrit de ses fantasmes, parfois naïfs, mais jamais petits.

Ces livres possèdent une passion qui fascine les foules, parce que les foules sont constituées par les faibles, par les gens qui ne possèdent aucun univers intérieur et qui sont prompts à adopter ceux des autres, pour peu que ceux-ci en proposent d'assez séduisants ou divertissants.

Et, bientôt, Angel devient célèbre, fatalement, et elle va rencontrer l'homme, l'image de l'homme qu'elle brodera sur son propre destin, lui faisant prendre la forme de l'histoire qu'elle est en train d'écrire, celle de sa vie.

L'homme élu est un peintre sans succès, dont l'art n'est qu'exigence, rétif à toute forme de séduction du public, à l'inverse d'Angel. Et la morale de ceci est celle, bien facile à deviner, que les gloires artistiques éclatantes sont souvent éphémères et que les artistes véritables, qui demeurent dans l'obscurité, travaillent pour la postérité, contre l'aveuglement du présent. Et l'on songe à Henry James... Angel est bouleversée comme ses héroïnes emportées par la passion, lorsque son regard devient amoureux. Le peintre, lui, sait mieux qu'Angel ce qu'elle est en elle-même. Il prononce cette vérité, à laquelle se soumet d'instinct Angel, sans la rationaliser : dans ses livres, elle ne communique qu'avec elle-même, pas avec le public, c'est là son secret. Et le public est avide d'entendre cette musique qu'elle crée pour elle-même, parce qu'il n'en possède pas lui-même de plus belle. Il s'approprie la sienne, s'y réchauffe, mais seul Angel s'y brûle sans s'y blesser, cependant. Du moins, dans l'immédiat.

Le temps passe et Angel a conquis son royaume: Paradise. Mais son mari la fuit, s'engage pour combattre au front, revient amputé et aigri. Il finira par se suicider et Angel deviendra une caricature d'elle-même. Elle vit l’instant de la démesure où l’on devient un peu laid, lorsque les traits du visage se mettent à bouger à contretemps du désir et de la peur.

Sa cour va rétrécir, lui demeureront fidèle sa belle-soeur, amoureuse d'elle, dévouée comme seul un amour non payé de retour peut l'être, et son éditeur, lui aussi amoureux d'Angel - ou peut-être de sa foi invincible en l'idée que l'on a la vie que l'on mérite. Angel, avant de mourir, découvrira que son bel amour perdu, davantage imaginé que vécu, entretenait une liaison avec l'ancienne propriétaire, déchue, de Paradise et que de cette union est né un enfant, qui ressemble terriblement à son père. L'enfant qu'elle avait, plus ou moins volontairement, refusé à son mari, écoeurée par la maternité, ne pouvant se résoudre à un enfantement réel, elle qui ne pouvait donner vie qu'à des livres, pressentant que ces deux créations ne peuvent se s'entrecroiser sans risque.

Le contraste entre l'épouse - à bout de souffle, presque délirante - et la maîtresse, douce, apaisée, une belle âme, est saisissant. Mais je ne peux m'empêcher de préférer le destin d'Angel, qui a tout perdu, mais qui a tout vécu, tout vu, tout aimé... Angel ne trouve rien à dire à cette femme. Le passé lui échappe, le présent aussi et il ne reste rien que la cendre des premiers songes en guise de futur. Angel se laisse mourir et la belle maison est abandonnée, recouverte avec un linceul de neige.

Malgré les faiblesses que je pourrais trouver à ce film, je n’ai aucune volonté, vous le comprenez, de m’y attarder, tant j’ai été emportée par le tourbillon du destin d’Angel.

En un mot, Angel incarne ma vision du monde : elle jouit et souffre plus que les autres et elle est vivante, même si elle vit davantage dans ses rêves que dans la réalité. Ses rêves sont le négatif de sa vie. Et le tirage n'est pas toujours à la hauteur du négatif, surtout à la fin, mais qu'importe si l'on peut vivre quelques instants réellement flamboyants ! Tant pis si on crève comme un chien ensuite.

Et même si la vie reprend tout à la fin, cela en vaut la peine, malgré tout. Sentir la morsure du réel, être pris de rage, mourir dans un orgasme.

Vivre. Vivre. Vivre. Hurler plutôt que chanter. Saigner plutôt qu’avoir simplement les larmes aux yeux.


[Cliquez sur mes captures d'écran pour les agrandir...]

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14 Comments:
Blogger Muse said...
Une vie de tourmente avec la maladie de ma maman et agitée entre déménagement et aménagement mais plaisir de te lire et de puiser tant de choses.

Blogger Mick Kelly said...
Tu m'as donné une nouvelle fois envie de voir un film. Je le note dans ma liste à défaut de pouvoir le voir immédiatement, mais ça sera fait!
J'ai pensé a toi souvent pendant ton absence, a ton combat avec le monstre de papier. Je suis heureux de voir que tu as vaincu!
Tu sais Holly, je t'admire pour ce que tu expliques dans ton texte, pour ton désir d'être une Angel vivante plutôt qu'une âme grise parmi les autres. Je pense parfois à tes mots, comme une envie, parce qu'il me manque encore cette force que tu as de transformer tes rêves en actions. C'est pourquoi je suis heureux de voir que tu sembles être à la veille d'autres aventures. La seule chose, c'est que égoïstement j'espère que tu ne t'éloigneras pas trop de nous. Je les aime bien tes pétales...

Signé, un mauvais lecteur égoïste :)

Anonymous fifi said...
Un billet comme j'etais pressée d'en lire , j'attendais cette note sur ce film, film et livre que j'ai adorés.
Une heroïne qui me fait penser à toi dans sa volonté, sa sincerité, sa passion , son besoin d'ecrire.
Quant aux sites à venir, je trepigne d'impatience !
Le monstre de papier ?Je suis sûre que tu l'as dompté mais que tu ne le sais pas encore.

Blogger Fauna Amor said...
Je ne l'ai pas encore vu, parce que je l'oublie, à chaque fois. Sous ta plume, elle me plait, Angel.
Je reconnais quelques petites choses.
Et les jours, quand on les étirent, sont plus longs de 24 heures. J'y crois, sincèrement, il y a une petite technique à avoir. Que ces heures inventées brûlent comme un grand feu de joie.

Anonymous rose said...
J'aime beaucoup les romans et les nouvelles d'Elizabeth Taylor. Cependant le personnage d'Angel reste assez antipathique dans le roman, alors que le film d'Ozon le rend plus humain, mi-sublime mi-pathétique ; c'est un joli souvenir de cinéma !

Blogger Holly Golightly said...
Bonjour Muse. Si tu as besoin de parler de tous ces tourments tu peux m'écrire. Je t'adresse tout le courage possible et mes amicales pensées.

Mon cher Mick Kelly, on ne peut jamais être sûr d'avoir vraiment vaincu tant que l'on n'a pas la peau de la bête entre les mains, si je puis m'exprimer ainsi... A te lire, pourtant, moi je crois que tu réalises tes rêves et, d'abord, chose essentielle, que tu en forges en toi.
Merci pour ta chaleureuse présence qui est importante, qui fait une certaine différence, parfois, ici même. Merci.

Ma chère Fifi, j'aimerais tant que tu dises vrai. J'ai, pour le moment, beaucoup de mal à y croire. Ce qui compte, c'est déjà de faire de son mieux, ce que je m'emploie à faire.

Ma Fauna, mes heures inventées, le meilleur de ces heures inventées, je te les dédie. C'est vers toi que je me tourne toujours en pensée.

Bonjour Rose,
Je crois que, peut-être, derrière tout personnage a priori antipathique, on peut trouver une raison d'aimer la personne, qui n'est pas le personnage. Et c'est peut-être ce défi-là que relève Ozon.

Blogger lily said...
C'est affreux, je ne me souviens plus si j'ai lu ou non ce roman d'Elisabeth Taylor... Je perds tout en chemin. Mais ton billet me donne très envie de voir le film d'Ozon (avec cette chère Charlotte Rampling !!).
Merci pour ce beau billet et bravissimo pour ton combat avec le monstre de papier !

Anonymous Lilly said...
J'avais vraiment aimé le roman, comme toi j'ai beaucoup d'affection pour Angel.
Je n'ai pas vu le film, pourtant Romola Garaï est une actrice que j'admire énormément. Ton billet me redonne envie de le voir.
Sinon, tu n'es pas la seule à avoir honte de certains de tes billets, j'ai parfois envie d'en supprimer sur mon blog tellement ils sont mauvais.

Anonymous aurélie said...
Pour rebondir sur ce que dit Lilly, j'espère que tu n'effaceras aucun de tes pétales, Holly, même si tu les juges indignes d'apparaître ici (car tu jugerais mal). Je viens lire quelques-uns de tes anciens billets quand ton absence est trop longue, attention si tu les modifies trop !
Je ne suis pas capable de répondre au reste; mais je te comprends. Quoi que tu fasses, je sais que des heures lumineuses t'attendent.

Anonymous Laetitia said...
j'ai pas vu ce film mais je trouve que l'héroïne a comme un air de famille avec toi, avec ce qu'on voit de toi dans les vidéos en tout cas moi ça me frappe ;)
(je te donne bientôt des nouvelles de Hook)

Anonymous Lou said...
Je n'ai pas vu le film ni lu le livre, dont on avait pourtant beaucoup parlé à la sortie du film. Je m'attendais à quelque chose d'assez naïf mais ton billet me donne envie de découvrir cette héroïne qui permet d'arriver à cette conclusion : vivons, vivons au lieu de survivre ! Merci encore pour ton beau billet et les références que tu glisses dans ta présentation !

Blogger Holly Golightly said...
Ma chère Lily : trop lire pour nuire à la lecture, qui est aussi mémoire... Moi aussi, j'aime beaucoup Charlotte Rampling, actrice formidable. Et pour le monstre de papier, je ne sais pas encore s'il faut se réjouir... A bientôt !

Lilly, c'est très rassurant ce que tu m'écris.

Ma chère Aurélie, ton message est précieux, merci pour ton amitié sans failles. J'essaierai de résister à la tentation de la gomme...

Bien sûr, Laetitia, j'attends avec impatience des nouvelles de Crochet... Mon sourire est immense à l'idée de le tenir dans mes bras. Non, je ne suis pas Angel, je n'ai pas son talent, mais je ressens ce qu'elle exprime.

Non, Lou, ce n'est pas du tout un film naïf, bien au contraire, mais il faut le resituer dans la conception d'Ozon.

Blogger Marylène said...
J'ai vu "Angel" il y a qques mois, de fait, ce film vous transperce et vous transporte, vers un ailleurs qu'on ne saurait décrire ou écrire...

Ton (je me permets donc de vous tutoyer) article sur le film, accompagné des captures d'écran, est admirablement bien écrit, tu arrives à parfaitement faire (re) vivre Angel sous ta plume...

Ce film plait, ou déplait mais dans les deux cas, souvent profondément. Il m'a laissé un sentiment de dureté, de tourment, et oui, disons-le, une sorte de malaise qu'il serait difficile de décrire ici.

Dans tous les cas de figure, c'est une histoire (fort bien filmée je trouve ici) qui ne laisse ou ne laissera personne indifférent, quelque soit la raison qui nous a poussé à voir le film.

La demeure de "Paradise" est absolument magnifique, les costumes sont flamboyants, les couleurs suivent la montée puis la descente d'Angel, ses ambitions puis ses illusions perdues.

Te lire est une grande joie. Merci

Blogger Holly Golightly said...
C'est vrai, Marylène, il y a une dureté dans ce film.
Et derrière l'aspect grandiloquent, parfois, du personnage, il y a une réelle souffrance, subie et provoquée chez les autres. Elle est plus complexe qu'il n'y paraît.

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