Les roses de décembre...
« Vous cheminez parmi l’étrange, sans le savoir. Vous marchez et parlez avec ces spectres, pensant qu’ils appartiennent à votre monde, jusqu’à ce que, peut-être, ils vous jouent de sales tours… » (J.M.B.)

Où il est question de JAMES MATTHEW BARRIE (qui donne son nom à ce JIACO), de littérature (en particulier victorienne, mais pas exclusivement), de cinéma, de philosophie et de quelques autres petites choses qui font de mon existence un berceau pour les fées ... [Photographies offertes par Andrew Birkin - Possesseurs de MAC, utilisez de préférence SAFARI pour lire ce Journal Intime à Ciel Ouvert ! Les commentaires anonymes sont systématiquement effacés.]

dimanche 13 novembre 2005
Margaret Ogilvy
Barrie a écrit un très beau livre sur sa mère, Margaret Ogilvy.
Je pense qu'il est impossible de comprendre cet auteur sans avoir lu ce livre, parce que J.M. Barrie y révèle la part la plus intime de lui. Il y narre son enfance, le rapport aux histoires que lui lisait sa mère, sa vie en Ecosse, et la mort de cette femme, qui a modelé son rapport avec toutes les autres femmes et... avec la fiction. Tout est contenu en germe dans ce livre-ci.
On y trouve cette phrase extraordinaire, que je m'emploierai à éclaircir dans un futur site consacré à Barrie : "(...) rien de véritablement important ne se produit après l'âge de douze ans (...)"
Je partage cette opinion, si je me réfère à mon existence : les goûts et les humeurs sont déjà figés et n'évolueront guère par la suite. Tout ne sera au fond qu'extrapolation de l'enfance, qui est le sédiment sur lequel s'appuie l'homme.
Les dernières lignes de ce livre magnifique referment une part morte de Barrie, mais qui continuera à irriguer son existence d'adulte :
"Et, maintenant, je demeure abandonné, mais j'ai confiance en ma mémoire, qui me permettra toujours de revenir vers ces jours heureux, non pas pour les feuilleter rapidement, mais pour y flâner, ici ou là, de même que ma mère erre à travers mes livres. Et, même si je survis à un âge où mon esprit sera mis en veilleuse et que le passé revienne balayer ma mémoire, comme les ombres de la nuit le font sur la route déserte du présent, ce ne sera pas - j'en suis convaincu - ma jeunesse qui reviendra, mais la sienne."
Trad. C.-A.F.
0 Comments:
Links to this post:
<$BlogIt emBacklinkCreate$>