J'ai toujours eu une relation particulière avec les écureuils de Kensington... Chaque année, un écureuil me suit lors de mes pérégrinations à travers les Jardins de K. J'aime à croire qu'il s'agit du même. Cette année, une bande était au rendez-vous. Je remercie les touristes qui, devant mes cris de joie face à ces charmants petits êtres, m'ont offert des noisettes afin de les nourrir.



Il ne s'agit pas de ma main, mais de celle du charmant touriste muni de noisettes à profusion...

















{Photographies de M. Golightly}

Robert a dit que, de toute évidence, ils ne savaient pas lire, car il était interdit de marcher sur la pelouse...
Je débute ici mon rétrojournal, entre deux pages consacrées à des projets plus sérieux : théâtre, traduction, fiction... Je sais qu'il vaut mieux que je me hâte de coucher ces quelques lignes maladroites, immédiatement, de crainte qu'un tourbillon ne m'emporte et que je ne sois jamais en mesure de le faire.
À Kirriemuir, l'année dernière, pour les 150 ans de Barrie, lors du symposium 

{Andrew Birkin et votre servante - photographie de Massimo Battista, ami lui aussi de Barrie.}
auquel j'étais conviée (je suis enfin décidée à mettre en ligne, sur mon site Barrie, mon reportage sur les festivités – il faut préciser que l'année 2010 a été chargée : un enfant et deux publications, sans parler de mille autres petites choses qui m'ont un peu retenue loin de mon ordinateur et de mes amis lecteurs), j'ai eu la chance de rencontrer quelques barriens de qualité et de coeur (à cet égard, je vous recommande chaudement les livres de Ronnie Jack, qui sont remarquables). Christine De Poortere, qui travaille pour le GOSH, est l'un de ces êtres. C'est une femme énergique, très bonne connaisseuse de Barrie  et de son univers (j'ai appris et apprends des choses à son contact !), très cultivée et amoureuse de son métier tout autant que de sa ville, Londres. J'ai trouvé en elle un écho à ma propre passion : la promenade littéraire. Nous sommes demeurées en contact et elle m'a très gentiment proposé de nous servir de cicérone dans un Londres que je ne connaissais pas, le quartier de Hampstead, qui est un village en soi.
Mais, avant de vous relater cette longue et merveilleuse promenade qui nous a occupés presque tout le vendredi, nous avions rendez-vous la veille afin de visiter le GOSH : l'hôpital et le petit musée établi dans une coquette maison du XVIIIe siècle, où nous avons eu le privilège d'être admis et chaleureusement accueillis par Nicholas Baldwin. Que ce dernier soit publiquement remercié ici ! Je ne connaissais pas du tout le GOSH. Jadis, j'avais des réticences sérieuses : l'idée qu'une suite à Peter Pan ait été commandée m'était intolérable. J'ai compris  pourquoi le GOSH avait besoin d'argent et j'ai constaté l'usage qui en était fait sur place. Le projet est très noble, essentiel et la mémoire de Barrie est entretenue avec ferveur et reconnaissance. Je vous montrerai de quelle manière le feu barrien réchauffe toujours les âmes. Alors, même s'il m'est impossible de changer d'idée quant à une suite à Peter Pan, je suis résolue, de ma très modeste position, à faire tout ce qui est possible pour que le GOSH récolte des fonds. Il n'y a pas de petit don. Ce que le GOSH accomplit chaque jour pour les enfants malades et leurs parents est remarquable. Le fait d'être mère m'y rend sensible d'une manière toute particulière.
Le récit de mon voyage ne sera pas chronologique et j'ai envie de commencer ce rétrojournal en parlant d'Adelphi. Nous nous y sommes rendus le vendredi matin, grâce à Christine, qui avait obtenu un rendez-vous auprès des occupants actuels et nous avons pu... visiter ce qui était, autrefois, le bureau de Barrie !!! 
Vous pouvez imaginer mon émotion. Bien sûr, la pièce a changé d'allure, a été un tantinet réduite dans ses proportions, mais j'ai fermé les yeux et j'ai vu l'inglenook et senti la présence de mon bien-aimé James.
Et puis il y avait cette fameuse fenêtre... On sait l'importance des fenêtres dans l'oeuvre de Barrie et, celle-ci, comme celle à Thrums, cristallise tant d'images et, j'ai presque envie de dire, de souvenirs (ceux de moments que je crois avoir vécus à force de les avoir imaginés) :

{Photographie amicalement offerte par Andrew Birkin}

Christine a eu l'idée d'une photographie à peu près à la place de Barrie, pour coller à l'ombre qu'il a sûrement laissée là. De mémoire, je me suis placée près de cette fenêtre. 


Cette sensation était délicieuse.
L'un des grands bonheurs de ma vie n'est-il pas de marcher dans les pages ("pas", voulais-je écrire) de Barrie ?


Notre seconde visite à Adelphi fut, vous le comprenez maintenant, encore plus réjouissante que la première, faite il y a quelques années. {Notez mon accent désastreux et ma prononciation fautive de "terrace" à la française ; bien sûr, il faut prononcer ˈtɛrəs !}







J'ai retrouvé cet ancien article, extrait d'un journal que j'ai acquis il y a quelques années et qui évoque, entre autres, la vue que Barrie contemplait de cette fenêtre.

{Coupure extraite du journal The Graphic - Cliquez sur l'image pour l'agrandir}

Les nouveaux occupants respectent la mémoire de Barrie et un pan de mur est tapissé de cadres à la mémoire de Jamie :







Merci à la charmante jeune femme qui nous a accueillis.

TO BE CONTINUED...

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Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
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