Les roses de décembre...
« Vous cheminez parmi l’étrange, sans le savoir. Vous marchez et parlez avec ces spectres, pensant qu’ils appartiennent à votre monde, jusqu’à ce que, peut-être, ils vous jouent de sales tours… » (J.M.B.)

Où il est question de JAMES MATTHEW BARRIE (qui donne son nom à ce JIACO), de littérature (en particulier victorienne, mais pas exclusivement), de cinéma, de philosophie et de quelques autres petites choses qui font de mon existence un berceau pour les fées ... [Photographies offertes par Andrew Birkin - Possesseurs de MAC, utilisez de préférence SAFARI pour lire ce Journal Intime à Ciel Ouvert ! Les commentaires anonymes sont systématiquement effacés.]

mercredi 31 mai 2006
Le cimetière des chiens
Lorsque je traduisis Barrie, je constatai qu'il parlait du cimetière des chiens,

dans les Jardins de Kensington (à Hyde park en vérité, pour être tout à fait précis, car la Serpentine les coupe en deux), j'ignorais s'il s'agissait d'une invention ou d'un lieu réel.
Me fait défaut un livre solide sur l'historique des Jardins. Je l'ai peut-être trouvé grâce
au révérend W.J. Loftie...
Après quelques recherches, j'ai découvert que ce cimetière avait bel et existé.
J'ai trouvé un article dans des archives que je restitue dans une traduction rapide :

Les animaux enterrés dans les cimetières

On dit qu’un membre de la famille Champneys d’Orchardleigh, Somerset, fut sauvé de la noyade par un chien, sur les côtes du Danemark. Pendant la restauration de l’église d’Orchardleigh en 1879 et 1880, le squelette d’un chien fut trouvé dans la chapelle des Champneys. L’évêque de Bath et Wells ordonna que l’on retirât la dépouille du chien. Personne ne sait si la requête fut ou non suivie d’effets. Néanmoins, une pierre tombale fut érigée près du lac en mémoire du chien. Les derniers vestiges de cette pierre disparurent au cours de l'année 1942 mais le seul mot qui y avait été gravé était « Fidèle ».

Feu Sir Henry Newbolt (1862 - 1938) raconte cette histoire dans son poème Fidele’s grassy tomb, qui fut publié dans The Spectator, à Londres (vol. 80, p. 271, le 19 février 1898). Le poème apparaît dans le recueil de Newbolt intitulé Collected poems, 1897-1907.

Il y a plusieurs cimetières d’animaux en terre non consacrée, le plus connu est le Cimetière des chiens à Hyde Park. Ce cimetière fut créé en 1880 par le Duc de Cambridge, en souvenir d’un de ses chiens. Il y a environ deux cents tombes d’animaux de compagnie. Il est abandonné de nos jours.

A Oatlands (Weybridge), la Duchesse d’York a fait enterrer soixante ou soixante-dix chiens.

Dans son livre, Dogs and men, l'épouse de Barrie, Mary, raconte des anecdotes très émouvantes sur les chiens (et sur Barrie et les chiens).

16 Comments:
Anonymous Miss Poivert said...
J'aime beaucoup les cimetières (même si je n'ai jamais visité de cimetière pour chien...).
Le plus beau que j'ai vu (le Père Lachaise est hors concours), c'est un petit cimetière, sur l'île Royale, une des îles du Salut en Guyane, juste en face de l'île du Diable...
Il y avait une petite tombe d'enfant, avec un coeur de pierre. Je l'ai prise en photo... Tout ceci me donne envie d'une série de posts, à vrai dire. Errance dans les cimetières... Quelque chose comme ça.

Blogger Holly Golightly said...
J'aime aussi beaucoup les cimetières, chère Miss Poivert. Tu devrais pouvoir trouver sur mon blog (jiaco) des photos du cimetière de San Michele à Venise (mon préféré), qui possède aussi une partie dévolue aux enfants.
Si tu peux poster un jour sur ton blog cette photo dont tu parles, j'aimerais beaucoup la voir.

Anonymous Miss Poivert said...
Je n'y manquerai pas, prochainement ! (mais quand ? Hé hé, mystère...)

Blogger Letizia said...
Dans le chateau d'Edimbourg, il y a un petit cimetière pour les chiens des soldats ... Je me souviens d'avoir trouvé ça très émouvant, alors que je déteste les cimetières humains !

Blogger Letizia said...
Il y a même un article sur wikipedia !

Blogger Wictoria said...
Parler de cimetière est une chose peu commune, c'est pourtant un endroit où la plupart d'entre nous allons "atterrir" fatalement...

Quand j'ai assisté à la dispersion des cendres de ma Mamy il y a quelques mois, il se trouve qu'à côté du coin de pelouse où l'on fait un trou pour y mettre les cendres, il y a une étrange sculpture très émouvante : un aglomérat moderne, style César, en béton, dans lequel sont encastrés les "doudous" des petits enfants morts, ainsi que des petits mots de leur famille, parfois des photos de nourrissons ou d'enfants. Le tout est entremélé comme un nuage de souvenirs...

Inutile de dire comment l'émotion m'a submergée, je pensais à toute cette douleur vécue...

J'ai visité le "Père Lachaise", comme on visite un musée. C'est étrange et pas du tout triste.

Blogger Wictoria said...
Ce message a été supprimé par un administrateur du blog.

Blogger Wictoria said...
J'ai oublié de te signaler que le lien sur "Fidele’s grassy tomb" tombe sur une page "Not Found"...peux-tu vérifier si ton poème est toujours en ligne à cet endroit ? Je le lirai volontiers...

31/5/06 8:51 PM

Blogger marie.l said...
A l'Ecomusée de Haute-Alsace a été reconstitué un cimetière avec des pierres tombales abandonnées, venant de plusieurs endroits différents de la région. C'est un moment de visite qui à chaque fois que j'y suis, me comble et ne m'attriste pas, ce qui pourrait sembler bizarre...
Je me souviens également de celui de Venise que vous aviez évoqué, moment émouvant !

Blogger Holly Golightly said...
Bonjour !
Merci à toutes pour vos commentaires intéressants et émouvants !
Je suis touchée qu'un sujet qui me tienne autant à coeur puisse un peu intéresser d'autres personnes.
Wictoria : j'ai réparé le lien. Je visite souvent le Père-Lachaise. Il s'agit à mes yeux d'un lieu de vie extraordinaire. On s'y promène comme dans un parc.
Letizia : merci pour les adresses ! Je vais aller lire les pages !
Je comprends parfaitement Mariel qu'il n'y ait pas de tristesse.

Blogger brigetoun said...
les cimetières de chiens existent, enfin d'animaux.*
Pour les autres je ne frèquente que ceux où nous n'avons pas de tombes d'ailleurs elles sont toutes assez éloignées. Papa n'a pas eu droit à celui qu'il avait choisi (mais il le savait) et dont il me faisait réver, sur l'ile des Saintes aux Antilles, avec vue sur la mer et coquillages pour marquer les tombes. Pour la vue celui de Saint Tropez est très bien. Quand au Père Lachaise c'était mon solarium, j'habitais à côté

Blogger sborja1 said...
Je fais un blocage sur les cimetières, je ne prendrais jamais de photos, par exemple, car je me sentirais en faute.
Il y a 20 ans, j'ai enfin pu aller sur la tombe de mon grand-père, à Bonifacio, c'est un cimetière surplombant le mer, battu par les vents. Lors de son décès,10 ans avant, ses filles, peu argentées, n'avaient pas pu aller l'enterrer et avaient chargé une personne soi-disant de confiance de faire poser une belle pierre tombale. Elles ont payé une belle somme à l'époque.
En fait, il n'avait qu'une pauvre croix de bois, et était dans la zone des indigents. J'ai peu connu Pépé, mais j'ai pleuré. Escroquer les gens en deuil est une infamie.

Blogger slumblogger said...
Ca me rapelle que mon grand-père voulais être enterré dans son jardin, à côté des rosiers qu'il plantait pour chaque chien ou chat morts qu'il avait enterré à cet endroit.

Blogger Holly Golightly said...
Merci pour ces trois derniers commentaires, très poignants.
Merci pour votre présence et ce partage.

Anonymous Miss Poivert said...
Promesse tenue !

Blogger Holly Golightly said...
Merci Miss !
Je t'ai répondu sur ton blog...

Links to this post:
<$BlogIt emBacklinkCreate$>