
Où il est question de JAMES MATTHEW BARRIE (qui donne son nom à ce JIACO), de littérature (en particulier victorienne, mais pas exclusivement), de cinéma, de philosophie et de quelques autres petites choses qui font de mon existence un berceau pour les fées ... [Photographies offertes par Andrew Birkin - Possesseurs de MAC, utilisez de préférence SAFARI pour lire ce Journal Intime à Ciel Ouvert ! Les commentaires anonymes sont systématiquement effacés.]

lorsqu'elle parle, à propos d'autre chose, de cette corde trois fois tissée qui ne rompt pas. Et nous nous perdons dans ce point infime qui scintille et meurt. Une voix, une image, une idée peuvent rappeler à la vie éternelle ce que l'on croyait n'être qu'incandescence de l'instant. Rickie Lee Jones est capable de ce prodige.but what do birds leave behind,
of the wings that they came with
If a son's in a tree
building model planes?
Je retombe en cendres devant la Beauté mais je ne la trouve pas aussi amère que le Poète. Peut-être parce que je la subis simplement au lieu de la tirer de mes ent(r)ailles.
Album à l'écriture complexe, nerveuse et néanmoins claire, aux rythmes divers, sans autre appartenance que celle d'une singularité qui vous explose dans les tympans. Comment peut-on ne pas l'aimer ?Rickie Lee Jones parle de l'amour perdu (Lucky Guy),
Oh, he's a lucky guy
Oh, he's a lucky guy
He doesn't worry about me
When I'm gone
celui de Tom Waits, mais ne rentrons pas dans les détails, ce serait offensant et réducteur. On ne peut pas expliquer ce qui vous parle trop près du coeur. J'avais sept ans et elle avait déjà écrit ces huit chansons, presque trop belles pour n'être que des chansons.
But I lied to my angel and now he can't find me
Mais la supériorité de la poésie sur le roman est bien là : une chanson est une allumette que l'on craque et le monde apparaît aussitôt, sans autre effort que le geste détonateur. Le roman est un grand feu de joie, qui menace sans cesse de s'éteindre, et auquel il faut sacrifier ce que l'on possède de plus rare, de plus cher. Le nécessaire. Il faut tout calciner. Tout.
Ecrire une chanson, c'est peut-être trouver une seule image, mais la plus belle de toutes, celle qui pourra contenir toutes les autres, les vôtres.
Mademoiselle Rickie Lee Jones possède cet immense talent : une âme forte.
Si elle n'était qu'une femme, elle ne m'intéresserait pas. Mais il y a cet autre personnage dans le remblai élevé par chacun de ses pas, qui sautille derrière elle, qui joue à la marelle dans ses traces imprimées sur la neige, un enfant.
(Something for J.-C. )
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Extraits :
We belong together
Skeletons
Libellés : musique, Rickie Lee Jones
Société des amis de JMB
James Matthew Barrie



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"Une fée est cachée en tout ce que tu vois." (Victor Hugo)
"J'entends m'en tenir à un réalisme qui ne rejoint le fantastique que par un paroxysme de précision et de rationalisme, par hyperréalisme, hyperrationalisme. C'est peut-être l'occasion de prendre position face au surréalisme, celui des écrivains et celui des peintres." (M. Tournier)



Bisous d'un mardi pas tout à fait comme les autres !
Bisous doux de ce mardi-ci. Mon amitié t'accompagne.
Pour revenir au sujet, c'est une belle découverte que tu me donne aujourd'hui, je ne connaissais RLJ pas mais sa voix m'est familière, il faudra que je m'intéresse aux paroles, je les trouverai sans doute sur LetSingIt, mon site préféré...
Et je n'en finis plus ! mais je voulais ajouter un petit quelque chose : c'est à propos des allumettes...il se trouve qu'un de mes contes préférés est la "petite fille aux allumettes", elle se meurt de froid et à chaque allumette brûlée, une vision l'approche du rêve : à manger, du feu...à la dernière allumette qui lui reste, elle "voit" un être cher, sa mère ou sa grandèmère je ne sais plus...elle s'approche d'elle. Au matin, on la retrouve morte sur le trottoir. Et mois je ne peux retenir une larme, à chaque fois. Mais c'est une histoire qui n'est pas triste, bien au contraire ! Cette histoire là est presque 'une chance : mourir dans les bras aimés...
Bises ma douce Holly !
Ce conte d'Andersen est magnifique et j'aime immensément Andersen. Merci mille fois pour tout.
Mélanie : je le sais et ta présence m'est essentielle. Ne me lâche pas.
Dans ce monde d'Ailleurs,je te proposerai bien d'y jouer,à la marelle...
Tu serais l'idéale compagne de jeux.
Quant à Tom Waits, je suis tombée amoureuse de son "Alice"...
Merci chère Holly !
Merci à toi.