mardi 24 mai 2011
[J'ignore pourquoi Blogger ne laisse apparaître que mes quatre derniers billets en page d'accueil... Pour lire l'intégralité du récit londonien, cliquez sur mai 2011, dans la liste à droite de votre écran...]

Jeudi, nous avions rendez-vous avec Christine afin de visiter le GOSH, le fameux hôpital pour enfants auquel Barrie légua tous ses droits (et ma compréhension de toutes les implications légales de ce don, je le crains, n'était pas parfaite...) concernant Peter Pan. Notre ami anglais Robert s'était joint à nous. J'ai été frappée par les teintes très gaies et chaleureuses de l'hôpital. Je dois préciser que je suis effrayée par les hôpitaux – j'y ai passé plus de deux ans de ma vie et le simple mot me donne des frissons. Or je n'ai ressenti aucune angoisse, bien au contraire. Il se dégage du lieu une grande sérénité. Les petits brancards comportent même des motifs délicats (des oursons, par exemple). Tout est fait pour que le jeune patient soit rassuré. Il y a même des aires de jeu, un café Peter Pan... 
L'hôpital s'étend sur le quartier en un vaste puzzle au sein duquel je serais bien incapable de me repérer. 
J'ai appris que l'hôpital mettait gratuitement à disposition des parents qui habitent loin de l'hôpital un hôtel gratuit. Cette délicate attention vous en dira plus qu'un long discours de ma part. 
Christine m'a offert ce livre que j'ai commencé à parcourir et que je vous recommande chaudement :

The Remarkable Story of Great Ormond Street Hospital par Kevin Telfer, déjà auteur de ce livre-ci.
Il y est, bien sûr, question de Barrie passim. L'ouvrage est abondamment illustré et relate l'histoire de l'hôpital et les faits notables.
J'ai noté la présence de deux plaques qui m'ont émue.



Surtout celle-ci...


Au sein de l'hôpital, il y a une chapelle magnifique que nous avons le bonheur de pouvoir visiter. J'ai scanné la documentation, qui raconte l'extraordinaire voyage de la chapelle d'un site de l'hôpital à l'autre !







Je vous en livre quelques clichés maladroits, afin de vous donner un aperçu du lieu. Les bancs de la chapelle sont à la hauteur des enfants. Petit détail que je prise fort.











Charles Dickens fut, à l'instar de Barrie, un ami de l'hôpital.








Si vous êtes très attentif à ce cliché-ci, vous reconnaîtrez peut-être Alice in Wonderland telle que la dessina Sir John Tenniel...





Le GOSH possède sa propre statue de Peter Pan... Elle est assez particulière... Elle a été créée par Diarmuid Byron O'Connor. 






La présence de Barrie est célébrée en maints endroits de l'hôpital et cela m'a fait très chaud au coeur. 

Il y avait même une petite exposition, vestige des 150 ans de Barrie :

(J.M.B. et Cynthia Asquith)

Les collectionneurs reconnaîtront l'édition de Peter and Wendy illustrée par Gwynedd M. Hudson.





Je vous laisse en compagnie de Christine (qui est parfaitement bilingue – je suis très envieuse, cela va sans dire !) qui me présente Coram's Fields... Je vous renvoie également à ce lien.


Je vous indique également l'existence de la page Flickr de Christine et du GOSH.

TO BE CONTINUED...
J'ai toujours eu une relation particulière avec les écureuils de Kensington... Chaque année, un écureuil me suit lors de mes pérégrinations à travers les Jardins de K. J'aime à croire qu'il s'agit du même. Cette année, une bande était au rendez-vous. Je remercie les touristes qui, devant mes cris de joie face à ces charmants petits êtres, m'ont offert des noisettes afin de les nourrir.



Il ne s'agit pas de ma main, mais de celle du charmant touriste muni de noisettes à profusion...

















{Photographies de M. Golightly}

Robert a dit que, de toute évidence, ils ne savaient pas lire, car il était interdit de marcher sur la pelouse...
Je débute ici mon rétrojournal, entre deux pages consacrées à des projets plus sérieux : théâtre, traduction, fiction... Je sais qu'il vaut mieux que je me hâte de coucher ces quelques lignes maladroites, immédiatement, de crainte qu'un tourbillon ne m'emporte et que je ne sois jamais en mesure de le faire.
À Kirriemuir, l'année dernière, pour les 150 ans de Barrie, lors du symposium 

{Andrew Birkin et votre servante - photographie de Massimo Battista, ami lui aussi de Barrie.}
auquel j'étais conviée (je suis enfin décidée à mettre en ligne, sur mon site Barrie, mon reportage sur les festivités – il faut préciser que l'année 2010 a été chargée : un enfant et deux publications, sans parler de mille autres petites choses qui m'ont un peu retenue loin de mon ordinateur et de mes amis lecteurs), j'ai eu la chance de rencontrer quelques barriens de qualité et de coeur (à cet égard, je vous recommande chaudement les livres de Ronnie Jack, qui sont remarquables). Christine De Poortere, qui travaille pour le GOSH, est l'un de ces êtres. C'est une femme énergique, très bonne connaisseuse de Barrie  et de son univers (j'ai appris et apprends des choses à son contact !), très cultivée et amoureuse de son métier tout autant que de sa ville, Londres. J'ai trouvé en elle un écho à ma propre passion : la promenade littéraire. Nous sommes demeurées en contact et elle m'a très gentiment proposé de nous servir de cicérone dans un Londres que je ne connaissais pas, le quartier de Hampstead, qui est un village en soi.
Mais, avant de vous relater cette longue et merveilleuse promenade qui nous a occupés presque tout le vendredi, nous avions rendez-vous la veille afin de visiter le GOSH : l'hôpital et le petit musée établi dans une coquette maison du XVIIIe siècle, où nous avons eu le privilège d'être admis et chaleureusement accueillis par Nicholas Baldwin. Que ce dernier soit publiquement remercié ici ! Je ne connaissais pas du tout le GOSH. Jadis, j'avais des réticences sérieuses : l'idée qu'une suite à Peter Pan ait été commandée m'était intolérable. J'ai compris  pourquoi le GOSH avait besoin d'argent et j'ai constaté l'usage qui en était fait sur place. Le projet est très noble, essentiel et la mémoire de Barrie est entretenue avec ferveur et reconnaissance. Je vous montrerai de quelle manière le feu barrien réchauffe toujours les âmes. Alors, même s'il m'est impossible de changer d'idée quant à une suite à Peter Pan, je suis résolue, de ma très modeste position, à faire tout ce qui est possible pour que le GOSH récolte des fonds. Il n'y a pas de petit don. Ce que le GOSH accomplit chaque jour pour les enfants malades et leurs parents est remarquable. Le fait d'être mère m'y rend sensible d'une manière toute particulière.
Le récit de mon voyage ne sera pas chronologique et j'ai envie de commencer ce rétrojournal en parlant d'Adelphi. Nous nous y sommes rendus le vendredi matin, grâce à Christine, qui avait obtenu un rendez-vous auprès des occupants actuels et nous avons pu... visiter ce qui était, autrefois, le bureau de Barrie !!! 
Vous pouvez imaginer mon émotion. Bien sûr, la pièce a changé d'allure, a été un tantinet réduite dans ses proportions, mais j'ai fermé les yeux et j'ai vu l'inglenook et senti la présence de mon bien-aimé James.
Et puis il y avait cette fameuse fenêtre... On sait l'importance des fenêtres dans l'oeuvre de Barrie et, celle-ci, comme celle à Thrums, cristallise tant d'images et, j'ai presque envie de dire, de souvenirs (ceux de moments que je crois avoir vécus à force de les avoir imaginés) :

{Photographie amicalement offerte par Andrew Birkin}

Christine a eu l'idée d'une photographie à peu près à la place de Barrie, pour coller à l'ombre qu'il a sûrement laissée là. De mémoire, je me suis placée près de cette fenêtre. 


Cette sensation était délicieuse.
L'un des grands bonheurs de ma vie n'est-il pas de marcher dans les pages ("pas", voulais-je écrire) de Barrie ?


Notre seconde visite à Adelphi fut, vous le comprenez maintenant, encore plus réjouissante que la première, faite il y a quelques années. {Notez mon accent désastreux et ma prononciation fautive de "terrace" à la française ; bien sûr, il faut prononcer ˈtɛrəs !}







J'ai retrouvé cet ancien article, extrait d'un journal que j'ai acquis il y a quelques années et qui évoque, entre autres, la vue que Barrie contemplait de cette fenêtre.

{Coupure extraite du journal The Graphic - Cliquez sur l'image pour l'agrandir}

Les nouveaux occupants respectent la mémoire de Barrie et un pan de mur est tapissé de cadres à la mémoire de Jamie :







Merci à la charmante jeune femme qui nous a accueillis.

TO BE CONTINUED...
samedi 21 mai 2011
C'est désormais devenu une tradition : chaque année, entre fin avril et mai, il y a un voyage au Pays de Barrie... Cette année, ce fut un petit séjour à Londres (nous fûmes hébergés dans un lieu magique), où, croyez-le ou non, malgré tous nos séjours dans cette ville extraordinaire, je n'ai pas encore exploré tous les recoins de la cartographie barrienne.
Le but premier de notre visite était de présenter le bel enfant à notre ami anglais, Robert le Sublime. Mais, cette fois-ci, comme les précédentes, j'ai ajouté quelques lieux emblématiques à mon herbier barrien... Je vous raconterai nos aventures très bientôt. 
En attendant, voici un aperçu en forme de clin d'oeil au Petit Oiseau blanc... 
Message personnel destiné à Robert :  je vais créer un club pour la défense du mot "Perambulator". 



mercredi 11 mai 2011
Il y a un an, nous étions en Écosse, pour les 150 ans de Sir James Matthew (et je n'ai pas encore relaté les événements vécus ces jours-là sur mon site Barrie ! Vous rendez-vous compte ? Mais... il s'est passé tant de choses...), et, ce matin, j'ai reçu cette simple page extraite d'un journal de 1922. Un trésor. L'intégralité du discours intitulé Courage. 


Je possède bien sûr diverses éditions, dont une édition pirate, de ce discours, mais cette première publication me faisait encore défaut. Je vais m'empresser de vérifier si ce texte comporte des variantes en le comparant aux livres édités par Hodder and Stoughton et par Charles Scribner's Sons. Je suis certaine qu'il y en a, car Barrie modifiait souvent ce qu'il écrivait... 

"Il y a bien une méthode, mais la suivre est moins aisée qu'il n'y paraît. Elle consiste à cheminer dans l'existence sans jamais attribuer à ses adversaires des motifs moins élevés que les siens propres. Une autre voie pour atteindre la gloire, c'est de bien savoir ce que l'on veut. Voici un fait qui donne sérieusement à réfléchir : personne — personne d'illustre, assurément — ne sait ce qu'il veut. Observez les grands de ce monde – les hommes politiques. Quand ils ont parlé, nous ne discutons pas ce qu'ils ont dit, mais nous nous demandons ce qu'ils ont pu vouloir dire." (J.M. Barrie, trad. C.-A. F., je souligne)

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Never Never Never Land, au plus près du Paradis, with Cary Grant, France
Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
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