
Où il est question de JAMES MATTHEW BARRIE (qui donne son nom à ce JIACO), de littérature (en particulier victorienne, mais pas exclusivement), de cinéma, de philosophie et de quelques autres petites choses qui font de mon existence un berceau pour les fées ... [Photographies offertes par Andrew Birkin - Possesseurs de MAC, utilisez SAFARI pour lire ce Journal Intime à Ciel Ouvert ! Les commentaires anonymes sont systématiquement effacés.]



Un arbre généalogique s'impose peut-être :
J'ai scanné quelques photographies extraites du livre vendu au musée-presbytère de Haworth, afin de vous donner une idée des petites merveilles que l'on peut trouver dans cette demeure, qui paraît encore occupée par ses anciens habitants... Et peut-être est-ce d'ailleurs le cas...
Petits effets et silhouette de la tante Branwell, qui prit soin des enfants, tendrement et financièrement, après la mort de leur mère :
Méridienne où Emily Brontë est supposée être passée de vie à trépas, à deux heures de l'après-midi, au mois de décembre de l'année 1848 :
Robes de Charlotte :
Cabinet de travail de l'austère père Brontë :
Dans la salle à manger - ou petit salon (Jane Eyre et Wuthering Heights ont été écrits ici) :
La cuisine : 
Libellés : Angleterre, Brontë, voyage

Au fond, Black Lake Cottage a toujours été son royaume. C’est elle qui l’a acheté.
La cheminée que l'on entrevoit est toujours là, presque identique. Je pourrais poser la photo sur le mur et laisser le lieu actuel prolonger en hauteur et en largeur l'image gravée sur la feuille. C'est un grand bonheur d'avoir l'illusion de pouvoir s'approprier des lieux et une époque révolue, ne serait-ce qu'un instant...Libellés : Angleterre, James Matthew Barrie, voyage

Libellés : Angleterre, Jane Austen, voyage

Libellés : Jane Austen
Libellés : Angleterre, voyage, Walter Scott, Waverley
offert, entre autres merveilles (cessez de me "pourrir" ainsi ! Mais si je dis cela sérieusement, je le dis également avec un sourire à dévorer le soleil...), par mon ami Jean-Christophe. Oh, yes, I won't grow up... Vous me connaissez si bien - j'adore Here's to Life sur cet album-ci, qui est une très belle découverte également, de A à Z. 
Lectrice non hystérique de Jane Austen, mais très admirative de son oeuvre et de sa personne, je ne pouvais pas ne pas m'arrêter à sa maison, transformée en musée. Bientôt, les vidéos de la visite en ligne.
Il faut savoir que, si vous me donnez des scones (des véritables), vous pouvez presque tout obtenir de moi... Le scone, je le rappelle, se fend en deux. Vous disposez d'abord une couche de beurre, une autre de confiture et ensuite une grosse cuillère de crème épaisse par-dessus. C'est l'ordre précis dans lequel se succèdent ces ingrédients, d'après Robert, qui me paraît expert en la matière.Libellés : Angleterre, James Matthew Barrie, Jane Austen, voyage, Walter Scott

(le volume est sorti, il y a peu, et je suis une fondue de la Pléiade... Je n'ose plus compter le nombre de volumes dans mes bibliothèques...)
Nous avons une mission très spéciale : retrouver les pierres de Peter Pan dans les Jardins de Kensington.
Je vous laisse découvrir en vidéo si nous y sommes parvenus...

Le soir, je m'endormirai en rêvant de M. Barrie, tout en sachant que le lendemain sera encore un jour merveilleux, passé en sa compagnie...
A SUIVRE...
Libellés : Angleterre, James Matthew Barrie, Londres, voyage
The Gaelic Source of the Brontë Genius de Cathal O'Byrne, London, Sands and Co, 1933 (je possède une édition originale achetée à Haworth). Petit livre absolument charmant qui discute d'un point très précis : le protestantisme des Brontë, la "tentation catholique" de Charlotte et, surtout, l'histoire d'amour (le coup de foudre et l'enlèvement de la belle) de ses grands-parents. Il s'agit de la genèse miniature d'une famille de génies, que je trouve très éclairante.
Hugh Prunty (Brontë se prononce donc à l'anglaise "Bronti", car le nom est une modification de Prunty...), le père de Patrick Brontë (le père des soeurs et du frère) était un shanachie irlandais (à savoir, un raconteur d'histoires, un conteur, un menteur, a story-teller if you prefer). Charlotte, pour le moins, parmi la fratrie, connaissait ses origines et le langage, les tournures de ses ancêtres. Et c'est ainsi que Jane Eyre en réponse à la demande de Rochester ("Jane suits me, do I suit Jane?") dit : "To the finest fibre of my nature, sir." et rend hommage à un poème de son grand-père à l'adresse de sa femme :
The finest fibres of my soul
Entwine with thine in love's strong fold.
Our tin cup is a golden bowl,
Love fills my cot with wealth untold

A Note on Charlotte Brontë par Swinburne, parmi des centaines et des centaines de livres sur cette famille.
Sans parler du livre de Daphné du Maurier déjà évoqué ou bien celui de Gaskell, qui sont très connus (et contradictoires). Swinburne qualifie très justement Emily et Charlotte de deux "twnin-born genius", et c'est ainsi que s'explique, très certainement, la place excentrée d'Anne, sans compter le fait que celle-ci ne possède pas le talent de ses deux soeurs. Et, à la différence de Branwell, qui a consumé tous ses dons sans rien en faire, du moins en apparence, sinon les mettre au service de sa destruction, Anne paraît presque effacée du cadre familial. Et, comme par une ironie, ma foi logique, elle seule, n'est pas enterrée sous le pilier de l'église mentionné précédemment.
Charlotte adorait Emily, et réciproquement. A elles deux, elle formait une sorte de communauté d'esprit jumeaux. Mais Emily était sauvage et Charlotte plus raisonnable, du moins ai-je ce sentiment. Emily était la plus forte mais aussi la plus faible des deux. Jusqu'aux dernières heures avant sa mort, elle prétendra ne pas être malade et refusera tout docteur, puis sombrera. Ce sera certainement la plus grande peine de toute la vie Charlotte...
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Emily et Charlotte ne sont pas enterrées dans le cimetière, mais sous un des piliers de l'église, à l'endroit précis où se situait leur banc dans l'ancienne église...
[Cliquez sur les photographies pour les agrandir et lire...]







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Un peu d'autodérision ne nuit pas à la santé mentale...
Samedi 26 avril
Une grande aventure, une immense aventure ! Nous allons vraiment partir pour "les hauteurs tourmentées".
[Cliquez pour agrandir le plan, ainsi vous pourrez suivre notre route à partir des vidéos que je vais disposer dans l'ordre.]
Trois heures de marche au bas mot. Si M. Golightly en est capable sans efforts, c'est moins mon cas, car mon coeur est, de naissance, en mauvais état (ce qui prouve que j'en ai un, même s'il bat trop fort d'après les médecins). Mais nous décidons néanmoins d'entreprendre ce voyage jusqu'à la Brontë Waterfall, bien connue.
La route sera longue, escarpée, de celles qui brisent les chevilles. On nous a déconseillé cette route, parce que nous n'étions pas équipés comme les émules du Vieux Campeur. J'ai voulu renoncer avant même de commencer, je l'avoue, quand j'ai compris les difficultés, mais M. Golightly m'a dit que nous irions, même s'il devait me porter ! Il sait que je le regretterais plus tard si je n'y allais pas.
L'immensité des lieux provoquera en moi un de ces accès de "mysticisme naturel" qui me sont rares et que je n'ai éprouvé que dans le glen barrien, l'année dernière. Cette immensité, cette profondeur, ces vents qui battent les sangs et frictionnent les sens ont fait éclater en moi bien des résistances.
Quelle sauvagerie !
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Une rue pavée qui monte, qui monte, qui n'en finit pas de monter et mon coeur, lui, sombre.
Haworth a, je le crois, assez peu changé au fil des derniers siècles. On éprouve ce sentiment dès l'arrivée.
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Il s'agit sans conteste de la plus belle tombe du cimetière, qui est à lui seul une oeuvre d'art, celle de ces hommes qui ont sculpté, souvent avec beaucoup d'adresse, la pierre. Parfois, ces hommes étaient même analphabètes...Libellés : Angleterre, Haworth, voyage