
Où il est question de JAMES MATTHEW BARRIE (qui donne son nom à ce JIACO), de littérature (en particulier victorienne, mais pas exclusivement), de cinéma, de philosophie et de quelques autres petites choses qui font de mon existence un berceau pour les fées ... [Photographies offertes par Andrew Birkin - Possesseurs de MAC, utilisez de préférence SAFARI pour lire ce Journal Intime à Ciel Ouvert ! Les commentaires anonymes sont systématiquement effacés.]
Retrouver, si cela est possible, la pensée de l’enfant, sa pensée de possession et de perte, son questionnement primordial, c’est trouver le germe de toute interrogation véritable. Il faut imaginer l’avant. L’enfant s’investit dans les objets, se projette dans les choses qui l’entourent et qui sont comme une peau. Puis, en grandissant, il intériorisera cette protection, matérialisée non plus par des objets mais par des idées, une vision du monde.
Une maison de maîtres à étage, avec des dépendances peut-être, pourvue d’une cave et d’un grenier. Une maison avec des pièces secrètes, peut-être, des couloirs, des fissures, des fragilités ici et là, et une charpente plus ou moins solide. Une maison est horizontale et verticale. Elle possède des planchers et des plafonds. Chaque pièce isole, sépare, comme le font les concepts. Notre maison se bâtit dans l’enfance.ging es mit hängenden Armen,
wollte der Bach sei ein Fluß,
der Fluß sei ein Strom,
und diese Pfütze das Meer.
Als das Kind Kind war,
wußte es nicht, daß es Kind war,
alles war ihm beseelt,
und alle Seelen waren eins.
Als das Kind Kind war,
hatte es von nichts eine Meinung,
hatte keine Gewohnheit,
saß oft im Schneidersitz,
lief aus dem Stand,
hatte einen Wirbel im Haar
und machte kein Gesicht beim fotografieren.
Als das Kind Kind war,
war es die Zeit der folgenden Fragen:
Warum bin ich ich und warum nicht du?
Warum bin ich hier und warum nicht dort?
Wann begann die Zeit und wo endet der Raum?
Ist das Leben unter der Sonne nicht bloß ein Traum?
Ist was ich sehe und höre und rieche
nicht bloß der Schein einer Welt vor der Welt?
Gibt es tatsächlich das Böse und Leute,
die wirklich die Bösen sind?
Wie kann es sein, daß ich, der ich bin,
bevor ich wurde, nicht war,
und daß einmal ich, der ich bin,
nicht mehr der ich bin, sein werde?
Als das Kind Kind war,
würgte es am Spinat, an den Erbsen, am Milchreis,
und am gedünsteten Blumenkohl.
und ißt jetzt das alles und nicht nur zur Not.
Als das Kind Kind war,
erwachte es einmal in einem fremden Bett
und jetzt immer wieder,
erschienen ihm viele Menschen schön
und jetzt nur noch im Glücksfall,
stellte es sich klar ein Paradies vor
und kann es jetzt höchstens ahnen,
konnte es sich Nichts nicht denken
und schaudert heute davor.
Als das Kind Kind war,
spielte es mit Begeisterung
und jetzt, so ganz bei der Sache wie damals, nur noch,
wenn diese Sache seine Arbeit ist.
Als das Kind Kind war,
genügten ihm als Nahrung Apfel, Brot,
und so ist es immer noch.
Als das Kind Kind war,
fielen ihm die Beeren wie nur Beeren in die Hand
und jetzt immer noch,
machten ihm die frischen Walnüsse eine rauhe Zunge
und jetzt immer noch,
hatte es auf jedem Berg
die Sehnsucht nach dem immer höheren Berg,
und in jeden Stadt
die Sehnsucht nach der noch größeren Stadt,
und das ist immer noch so,
griff im Wipfel eines Baums nach dem Kirschen in einemHochgefühl
wie auch heute noch,
eine Scheu vor jedem Fremden
und hat sie immer noch,
wartete es auf den ersten Schnee,
und wartet so immer noch.
Als das Kind Kind war,
warf es einen Stock als Lanze gegen den Baum,
und sie zittert da heute noch.
Libellés : enfance
reviendra, bientôt, amis, lecteurs et vilains de tout genre.
(adapté d'un roman de Leon Garfield, pour qui j'éprouve une grande tendresse, et qui vaut plus que la qualification de "sous-Stevenson" qu'on lui a souvent attribuée ; j'ai mordu dans ce film comme dans un souvenir) au cinéma et Mariage à l'italienne en DVD.
Sophia Loren (fantasme de M. Golightly), qui brisa en son temps le coeur de Cary Grant, trouve un rôle magnifique ici ; elle y est presque aussi émouvante que dans La Ciociara. Mes larmes ont coulé sans que j'en sois d'abord consciente. Je fus troublée par cette émotion si discrète avec ma conscience. Je sais la raison. Filumena est une mère comme j'ai longtemps espéré en avoir une : elle finirait par venir et par briser les apparences de l'abandon, elle me regarderait de loin et prendrait soin de moi à distance. Non, je suis réellement une enfant perdue et cela me va.





Libellés : images du temps passé, James Matthew Barrie, Peter Pan, voyages






qui était prévue avant la mort de l'artiste. On peut le commander sur amazon.com.Libellés : David, Michael Jackson, miscellanées

Libellés : miscellanées
consacré aux demeures d'écrivain. Il me semble avoir signalé ici même l'existence d'un premier ouvrage, qui m'avait fort enthousiasmée.
Renaud Camus a également publié un premier volume des Demeures de l'esprit en France.Libellés : James Matthew Barrie, livres, miscellanées, Renaud Camus
Je crois bien que l'image qui précède (Fred et Adele Astaire) symbolise parfaitement la manière dont j'entends l'existence. Si la vie ne ressemble pas à cela, alors cela ne vaut pas la peine de vivre. Si la vie ne m'inspirait plus, un jour, cette exaltation permanente et des désespoirs tout aussi violents que leur contrepoints d'extase, alors je tirerais ma révérence pour de bon. Les gens honnêtes m'ont prédit une fin encore plus triste que leurs visages de prophète, parce que je ne thésaurise rien, parce que je me fais flamber au contact de tous les feux de joie. Ils m'en veulent d'être trop heureuse ou trop malheureuse, de n'être point allumée comme un réverbère, à des bonheurs ou des joies communs, à heures fixes, avec une décente intensité. Ils ne savent pas sur quel pied danser avec moi. Ils ne savent pas danser de toute façon. Ils n'ont jamais compris que je suis prête à payer le prix de ma liberté - il y a longtemps que j'ai signé un pacte avec le diable qui est en moi et qui est la meilleure part de moi-même...- et que j'ai toujours su que je n'étais pas faite pour avoir une place définie en ce monde. Cela ressemble trop à une concession dans un cimetière. Mon seul regret, si je mourais demain, ce serait de n'avoir jamais eu une paire de chaussures magiques pour apprendre les claquettes.
un de mes héros, j'ai vérifié une fois de plus mon hypothèse selon laquelle chaque chose, dans un univers donné (le mien, en l'occurrence), est liée à une autre et qu'il suffit de tirer sur le bon fil pour remonter jusqu'aux premiers éléments d'une généalogie.Libellés : Fred Astaire, James Matthew Barrie, miscellanées, Peter Pan






Cette obscurité protectrice qu'il offre de ses mains et de son corps tout entier possède également quelque chose d'étrangement ambigu. Le mystère poinçonne cette étreinte. Et si la main qui caresse et met à l'abri était faite à l'image de celle qui tue tout aussi bien ?
par exemple - deux cinéastes que j'affectionne. Le film s'inscrit esthétiquement dans le sillage de l'expressionnisme allemand (les ombres étirées, les contrastes, les lignes horizontales, par exemple),





mais également par la vision subjective du monde, qui ne tient qu'à l'émotion, c'est ici une évidence. Ici et là, certaines rémanences surprennent le spectateur et le bordent dans un climat à la limite de l'inquiétante étrangeté. Mais cette limite n'est jamais franchie et c'est peut-être ce cran d'arrêt qui donne l'atmosphère très particulière du film, l'empêchant d'appartenir à un genre défini.
une fascination pour l'âme gothique des personnages, mais surtout pour le Mal qui est tellement lui-même qu'il n'a pas en contrepoint la conscience de ce qui n'est pas lui. La véritable fascination vient peut-être de là. À cette seule restriction peut-être que ce mal provoqué ou secrété n'est pas celui que diffuse le sadique - dont Deleuze parle avec une prodigieuse intelligence, en consacrant tout un essai à l'auteur de la Vénus à la fourrure, qui n'est pas le complément ou l'opposé du divin Marquis si mal compris.
L'homme maléfique brise les esprits par la peur, une peur dont on découvrira qu'elle est sienne et qu'il projette sur les autres pour s'en débarrasser, en vain. Il fait peur parce qu'il a peur ; il veut lire sur la face des autres cette peur anonyme qui vit dans ses entrailles et qu'il ne peut voir, sauf s'il la transmet à un autre. L'autre est le miroir de sa propre peur qui, sans cette projection, demeurerait invisible et indéfinie. Il élit pour proie un jeune homme de ses élèves, Jan-Erik, qui entretient une relation avec une jeune fille (Bertha) un peu perdue, rencontrée un soir, alors qu'elle tombe sur le chemin, ivre. Jeune fille également étranglée de peur face à cet homme, qui la pousse à boire (elle s'adonne à la boisson pour calmer les cris de sa peur, pour nourrir les milles bouches de cette peur qui lui dévore le ventre), avec qui il entretient peut-être même des relations sexuelles, c'est suggéré ; il pénètre chez elle contre sa volonté - mais il n'est pas précisé comment il s'y prend. Il semble que son ombre glisse sous la porte... Il domine la jeune fille et force l'entrée de sa chambre. Mais il ne possède pas de clef, seul Jan-Erik en a une qu'il donnera au monstre après la mort de la jeune fille, afin qu'il prenne place - symboliquement, du moins - au sein de cet endroit, qui est comme une toile d'araignée.
Car Caligula est l'incarnation du Mal absolu, tandis que le professeur dans le film d'Asquith est simplement un être gelé dans sa sensibilité, qui ne demande qu'à laisser se craqueler son indifférence de surface.
Autre scène, il reprend son antienne, après la mort de Bertha qu'il a provoquée, du moins par suggestion. Bertha est morte... de peur.

Il se donne comme victime du Mal qu'il incarne.
(on notera le décor de cette chambre, qui n'est pas anodin), Jan-Erik retrouvera Bertha, morte.
Et Caligula, bien mal caché derrière des manteaux - une cachette d'enfant - clame son innocence. Seul un enfant croit que, s'il ferme les yeux, les autres ne le verront pas, même s'il dépasse de sa cachette... Cette peur, véritable maîtresse du film, permet selon moi de retrouver la langue perdue de l'enfance.
Bergman écrivit, pour ses marionnettes, entre autres histoires, une petite nouvelle qui peut être mise en relation avec le film dont il est question ici, A Shorter Tale About One of Jack the Ripper's Earliest Childhood Memories. [Celle-ci a été partiellement traduite en français dans une revue, le numéro 34 de Cinéma 59, en mars 1959] 
Ce Jack n'a de commun avec l'Éventreur bien connu que le nom ou presque seulement le nom... puisqu'il est, à sa façon, un tueur. En effet, Jack tue deux fois : à trois ans, il assassine une sorte de lutin dont il s'était épris pensant qu'il s'agissait d'un lutin femelle (il s'était mis nu devant lui, éprouvant du plaisir à cela) et qui était, en réalité, un garçon de quinze centimètres déguisé en fille ; puis, à l'âge adulte, il supprime sa maîtresse (Marie), afin de dédommager, en quelque sorte, le père du lutin qu'il avait tué et qui revenait le tourmenter chaque nuit, réclamant vengeance.

"Je voudrais que Tourments agisse comme un couteau sur un abcès, qu'il purge l'infection (...) Je voudrais que Caligula soit dénoncé, blâmé, écrasé. Vous savez qu'il existe toutes sortes de Caligula, des grands, des petits, relativement inoffensifs, ou totalement monstrueux, œuvrant de façon ouverte ou détournée... Mais il y a quelque chose qui permet toujours de les reconnaître. Car ce genre d'hommes crée la haine, l'équivoque, sème la destruction chez ses semblables. Il est étranger à toute communauté, incapable du moindre contact et de toute compassion authentique. (...) Je voudrais que l'on éprouve de la sympathie pour Caligula car il n'est pas responsable de la situation dans laquelle il se trouve. Il est comme une vipère, une bactérie, comme de la vermine qui ne peut comprendre le mal qu'elle cause. Il est condamné à la solitude, poursuivi par des furies enragées, par sa propre peur et par la nécessité de faire le mal."
Tandis que celui qui a été exclu observe, seul, la scène. Il a la tête nue, alors que les autres sont "coiffés", comme ceints d'une couronne mais aussi comme protégés, et doublement, puisqu'ils vont ensuite se réfugier sous un toit de parapluies. Ils ont un "casque" que Jan-Erik ne possède pas. Sa tête nue est un symbole. Le film devait se terminer ainsi.
Et l'on ressent bien une coupure dans le film qui verse presque notre esprit dans un autre espace - temps.
Jan-Erik a quitté ses parents, qui ne le comprennent pas et qui sont humiliés par son échec. Seul au monde, il décide d'habiter la chambre de Bertha et, par un étonnant travestissement de situation, de prendre sa place et d'être hanté, à son tour, par Caligula, du moins un instant.
Le chat de Bertha, adopté par le jeune homme, rappelle une anecdote assez éprouvante racontée précédemment à Bertha par Caligula. Je n'insisterai pas sur ce point. Quand Caligula tue un chat, Jan-Erik, lui, en sauve un, marquant par cet acte opposé à la fois leur différence (ils sont des contraires) mais aussi leur complémentarité.









En effet, Jan-Erik et Caligula forment un couple au sein d'un triangle œdipien. Plusieurs combinaisons sont possibles. Bertha pouvant se déplacer de l'un à l'autre. Mais, elle, morte, rompu est le maléfice qui mettait en regard le bourreau et la victime, Caligula et Jan-Erik.
Et ce dépouillement, la tête nue, est un symbole qu'il convient, je crois, d'interpréter. Ce que je ne ferai pas tout à fait...Libellés : cinéma, Ingmar Bergman

Libellés : James Matthew Barrie, traduction
Libellés : miscellanées
Je suis dans un état de colère rarement atteint - si ce n'est lorsqu'une drôlesse a écrit, avec son pied gauche enflé de pus, une "suite" à Peter Pan, dont j'attends de lui demander raison l'année prochaine, à Kirriemuir, si elle ose montrer sa sale tronche de fouine, son sourire satisfait d'imposteur en liberté -, car j'y lis une critique du ("du" et non "de") Peter Pan donné dans les Jardins de Kensington. L'idée était magnifique : faire revivre Peter Pan dans l'un des endroits symboliques de sa création. Vous pensez bien que j'étais la première à acheter ma place, il y a des mois de cela.Libellés : James Matthew Barrie, Peter Pan

{Merci de ne pas reproduire sans mon autorisation cet article, qui fait partie de ma collection personnelle, article que j'ai eu de la peine à obtenir...}Libellés : James Matthew Barrie

[Gravure extrait de ce livre-ci, absolument fabuleux.]Libellés : Ecosse, Edinburgh, James Matthew Barrie, voyage

Libellés : Ecosse, Edinburgh, James Matthew Barrie, voyages

En juillet prochain, je me rendrai à Londres afin d'assister, dans les Kensington Gardens, à une représentation de Peter Pan. J'attends beaucoup de ce spectacle et j'ai acquis des billets, il y a quelques mois, sur la simple foi que l'événement pourrait être à la hauteur de mes attentes, puisqu'il se déroulera dans l'un des lieux même où l'imaginaire de James Matthew Barrie a pris feu, brasier au sein duquel il a modelé son histoire et ses personnages immortels. J'espère que J.M.B. sera respecté dans la lettre et l'esprit. Comptez sur moi pour vous donner mon sentiment ! Je suis - ai-je besoin de le redire ? -, d'une manière générale, très rétive lorsqu'il s'agit de grand spectacle autour de l'oeuvre barrienne. Tant de non-sens et de contre-sens entourent déjà son œuvre qu'il n'est point besoin d'en rajouter.
Libellés : James Matthew Barrie, miscellanées
Libellés : Ecosse, Edinburgh, James Matthew Barrie, voyage
A l'intérieur du livret qui accompagne le disque, on peut découvrir les paroles, qui sont également traduites en anglais.
Société des amis de JMB
James Matthew Barrie



Angleterre
Londres
Haworth
Allemagne
Venise
RSS<
"Une fée est cachée en tout ce que tu vois." (Victor Hugo)
"J'entends m'en tenir à un réalisme qui ne rejoint le fantastique que par un paroxysme de précision et de rationalisme, par hyperréalisme, hyperrationalisme. C'est peut-être l'occasion de prendre position face au surréalisme, celui des écrivains et celui des peintres." (M. Tournier)


