Les roses de décembre...
« Vous cheminez parmi l’étrange, sans le savoir. Vous marchez et parlez avec ces spectres, pensant qu’ils appartiennent à votre monde, jusqu’à ce que, peut-être, ils vous jouent de sales tours… » (J.M.B.)

Où il est question de JAMES MATTHEW BARRIE (qui donne son nom à ce JIACO), de littérature (en particulier victorienne, mais pas exclusivement), de cinéma, de philosophie et de quelques autres petites choses qui font de mon existence un berceau pour les fées ... [Photographies offertes par Andrew Birkin - Possesseurs de MAC, utilisez de préférence SAFARI pour lire ce Journal Intime à Ciel Ouvert ! Les commentaires anonymes sont systématiquement effacés.]

lundi 21 novembre 2005
Pléiade

J'ai eu ma première Pléiade à 18 ans. Depuis ce temps-là, j'en ai reçu péridioquement, avec la régularité que seule la fidélité peut oser sans risque de lasser. J'aime l'idée d'avoir plusieurs livres en un seul. J'aime ce rectangle de cuir, doré à l'or fin, j'aime le bruit que font les pages qui se décollent les unes des autres lorsqu'on déflore le livre pour la première fois. J'aime moins le papier bible, qui se froisse et s'abîme si l'on n'y prend pas garde, mais cela oblige à une certaine lenteur pour tourner les pages, cela me contraint à lire tout imbue de bonnes manières... :-)
Les neuf volumes de Dickens sont les Pléiades dont je suis la plus fière, car certains sont épuisés et j'ai eu grand mal à les trouver.
Tous les ans, j'attends l'album de la Pléiade, non réédité, et qui devient rare (et hélas fort cher) avec le temps et l'agenda qui me permettra de consigner livres et films aimés ou détestés dans l'année.
Je reçois aussi La Lettre de la Pléiade, qui m'informe des nouveautés et je la range soigneusement avec ses jumelles.
Je me souviens d'une anecdote très révélatrice de mon attachement à ces livres. Un jour, je déménageai à Paris et un ami m'avait installé des étagères. La première chose que je fis avant toute autre fut de disposer mes Pléiades en ce lieu. Or l'étagère me tomba sur la tête et mon premier réflexe ne fut pas de m'assurer de l'état de mon crâne mais de l'intégrité de mes livres !
14 Comments:
Anonymous Enro said...
Personnellement, je n'aime pas la collection de la Pléïade et je préfère justement avoir chaque livre en volume, de préférence chiné chez les bouquinistes. C'est comme si la Pléïade était une solution de facilité !! ;-) Du coup, je passe à côté d'une certaine exhaustivité et érudition...

Blogger Holly Golightly said...
Je peux comprendre cela. J'adore quant à moi cette collection, parce que c'est justement pratique de ne prendre qu'un livre en voyage, par exemple. De plus, la plupart du temps, ce sont des traductions impeccables et des analyses de textes remarquables.
Ceci dit, cela ne m'empêche pas de chiner également.
J'ai remarqué aussi que c'est, bizarrement, moins cher d'acheter une Pléiade que séparement les livres qu'elle contient.

Anonymous Anonyme said...
C'est une collection qui m'intimide un peu. Il faut la lire presque avec des gants blancs.
J'ai 3 volumes de la RECHERCHE en Pléaïde. Dernièrement, je voulais m'en séparer et les vendre. Quelle n'a pas été ma surprise de m'entendre dire que ce n'était pas la collection complète ; il manquait encore 4 volumes. Et moi qui ai claironné partout - pendant des années - que j'avais lu toute la Recherche !
Ton blog est superbe. Quelle érudition !
Cordialement.

Blogger Béné said...
Je suis de l'avis d'Enro dans le sens où je préfère posséder les livres de façon individuelle, de préférence en poche. Même s'ils sont en général moins beau (quoique la collection folio ne me lassera jamais), chaque livre que je lis est associé à un moment de ma vie, je l'emmène partout, ce qui l'associe à des lieux, des musiques et le rend si cher à mon coeur.

Blogger Holly Golightly said...
Pour Béné : j'aime aussi posséder les oeuvres séparément. D'ailleurs, j'ai souvent les livres que j'aime en plusieurs exemplaires et je suis également très attachée aux Folio. Surtout les vieilles éditions. Les collections de poche, je les chine avec passion, chez les bouquinistes des quais, au marché Georges Brassens à Paris, le week-end, et sur le net.
Certaines de mes Pléiades sont un peu maltraitées d'ailleurs, comme les volumes de Kant que j'ai annotés au crayon de papier. Sinon, certains textes ne sont disponibles qu'en Pléiade.

Blogger Holly Golightly said...
Merci à "l'utlisateur anonyme" !
:-)
Proust est un auteur que je n'ai pas lu en Pléiade.
J'ignorais qu'il y eût autant de volumes en Pléiade!

Anonymous Enro said...
Holly, on a déjà dû se croiser au marché Georges Brassens alors... ;-)

Blogger Holly Golightly said...
Il y a de fortes chances, Enro.
J'y vais régulièrement quand je suis à Paris ! :-)

Anonymous Anonyme said...
Holly!
Seriez-vous une magicienne? Vous racontez l'étagère de "Pléiades" que vous avez reçue sur la tête et vous apposez sous ce texte la photo de Bill Murray arborant un sparadrap sur le front.
voilà donc un lien secret qui relie cet acteur remettant mille fois sur le métier son ouvrage, (cf Le jour sans fin) à votre superbe blog tous les jours ciselé par vos doigts de fée.
je possède quelques volumes de cette belle édition, mais je suis un hérétique, et je préfère lire sur mon Palm...même au square Georges Brassens.
Je l'emmène partout ce Palm, il contient mon univers affectif, textes, photographies et musiques, et quand je serai loin de chez moi, il me permettra de me connecter entre autres sur le blog de Holly...
Siréneau

Blogger Holly Golightly said...
Siréneau !
Magicienne, hélas non ! Peut-être escroc... Effectivement, la superposition accidentelle de cette photo de Bill Murray et de mon billet anecdotique sur mes histoires d'étagères est du meilleur goût ! Merci de me signifier la beauté de cette involontaire (et bien trouvée) association !
Je n'ai malheureusement pas connaissance du film que vous citez.
Je lis non pas sur un palm (je n'en possède pas) mais volontiers sur mon ordinateur, à qui je suis reliée comme à un cordon ombilical. Mon ordinateur contient également "mon univers affectif". Qu'importe le support, c'est le texte qui compte. Je ne suis pas sectaire.
Avez-vous un Blog, Siréneau ?

Anonymous Anonyme said...
Holly, je n'ai ni blog ni email, je me suis un peu perdu dans votre journal, en recherchant cette fameuse nouvelle de Zweig, et je m'y trouve bien, cependant, je ne fais pas partie de cette terre électronique, je vais d'ordinaire de bar en café, sans téléphone, avec pour seule concession à la modernité, ce Palm, je parle à de vrais humains, je crains, si je rejoins votre contrée, d'y perdre mon ramage, de rester coi, telle la petite sirène d'Andersen, de m'amoindrir en quelque sorte, n'étant plus abreuvé de Leffe, ni de blanche de Bruges.

Aussi, je serais mortellement déçu, après avoir créé un sireneau@hotmail.fr, de n'y être rejoint par personne, et de m'y déshydrater.

Siréneau

Blogger Holly Golightly said...
Cher Siréneau,
Je préfère les bières rousses.
Ceci dit, voici ce que vous auriez pu lire si votre adresse mail était fonctionnelle :
Bienvenue cher Siréneau en cette contrée cybernétique.
Vous avez bien raison de ne point trop vous aventurer en ces terres arides. On y fait de mauvaises rencontres. :-)
En ce qui me concerne, je suis une très mauvaise épistolière. Mais je vous ferai remarquer que je suis un être humain aussi réel que les meilleurs piliers de comptoirs ! Non mais !
Dommage que vous n'ayez pas de blog ; je suis sûre qu'il serait très agréable à lire. Songez-y.
Très cordialement,
Holly.

Blogger Audrey Hepburn said...
Très belle collection, Holly! :)
Ceci dit, le papier bible n'est pas toujours la solution, en fonction de son mode de vie...

Blogger Wictoria said...
dire que je n'ai aucun livre de la Pleïade ! parfois, j'ai osé en feuilleté un autrefois, quand cela était encore possible...je réfléchis parfois à ce livre que je pourrais acheter, je cherche encore...

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