dimanche 30 juillet 2006
Contes de la folie ordinaire Vidéo envoyée par misshollygolightly
Inspiré très librement, avec une raison poétique et saine, des Contes de la folie ordinaire de Charles Bukowski - que j'admire avec la même douleur que Céline, et vis-à-vis de qui le premier fait preuve de dévotion - Marco Ferreri livre un film sans concession, presque exempt d'humour, mais non sans espoir. A condition de comprendre que l'unique espoir de l'homme réside dans l'acceptation d'une condition sans issue.Le malaise s'est emparé de moi en de nombreux instants du film, car le réalisateur - qui mêle son univers à celui de ce grand ivrogne, frère d'âme de John Fante ou de Dostoïevski - n'épargne rien à personne. Il oeuvre ici, dans un certaine mesure, pour ce que Ionesco appelait "le désapprendre à vivre". Ornella Muti, figure de la pute et de la sainte, qui s'ouvre la gorge ou s'enfonce une immense épingle de nourrice dans les joues, qui s'ampute d'un embryon au moyen de ce même objet barbare et purificateur, vous déchirera en mille morceaux. Vous n'échapperez pas au poison qui est contenu dans les images et dans le texte magnifique en voix-off. Si votre âme ne se brise pas, vous êtes déjà mort. L'héroïne est trop belle pour le monde, qui est une fange, d'où peut seul peut se dépêtrer celui qui ne tient que par la beauté (faussement) rédemptrice des mots.
Nous sommes seuls et les plus seuls d'entre nous sont encore ceux qui, peut-être, le sont le moins, puisqu'ils ont pour compagne la mort, qui ne leur fera jamais défaut...Ce semblant de monologue qui ouvre le film dit ce que je n'ai jamais su écrire.
Vivons et crevons avec style, mes frères !

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Never Never Never Land, au plus près du Paradis, with Cary Grant, France
Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
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