vendredi 5 janvier 2007
Les lecteurs et amis de Barrie et de Peter Pan auront, si tout se passe bien, une belle surprise en 2008, lorsque paraîtra le gros volume que je prépare, jour après jour. En travaillant sur ce projet qui me tient très à coeur, qui me fait négliger paradoxalement mon site sur Barrie et mes autres pages, j’ai découvert des choses merveilleuses que je compte partager avec ceux qui me suivront dans cette aventure. Mais ne comptez pas sur moi pour éventer le secret avant le jour J et l’heure H… Tout ce que je puis consentir à dire est qu’il s’agira d’inédits en langue française (des choses peu connues, y compris en langue anglaise), indispensables à ceux qui aiment Peter Pan. Je rassure les autres : ce volume contiendra également des textes sans parenté directe avec Peter Pan – même si chaque texte de Barrie contient virtuellement tous les autres… Mais le point commun entre toutes les pages du futur livre sera la présence de cet improbable et poignant merveilleux qui ceint les âmes éternelles, celles qui abritent encore l’être nommé Conte, tel que l’envisage quelqu’un comme Robert Walser (Cf. aussi ce lien) dans ses délicieuses miniatures poétiques. Conte : Je suis venu ici pour t’effrayer. Les hommes ne croient pas en moi, mais cela ne fait rien, si seulement mon approche les replonge un peu dans le rêve. (Cendrillon, Trad. Anne Longuet Marx) Je pense surtout à Cendrillon, puisqu’un descendant de Barrie – non pas par le sang, mais il appartient très certainement à son arbre généalogique imaginaire, si l’on considère que la véritable famille n’est pas de nature génétique mais livresque - me l’a envoyé par La Poste, avec d’autres trésors, dont je vous reparlerai un jour prochain. Vous rendez-vous compte de ma chance ? J’ignorais que La Poste se plût servir les nobles desseins de la magie et des cœurs purs. Ne digressons pas, mais donnez-moi encore une seconde pour remercier publiquement mon bienfaiteur, à qui je dédie ces lignes réservées. Pour le moment, j’ai le désir de reproduire ci-après quelques lignes écrites par Daphne du Maurier, la fille de Gerald du Maurier, qui incarna si bien Hook [Cf. l'album de la pièce ici] qu’une part de lui-même est sans doute demeurée attachée au personnage, comme un fragment de votre vêtement est quelquefois arraché par un clou qui traîne, lorsque vous vous précipitez quelque part – et cela vous laisse un bel accroc à la manche (ou ailleurs), n’est-ce pas ? Ces quelques lignes m’émeuvent plus que je ne suis capable de l’admettre devant vous, pour des raisons que je ne sais que trop bien, qui me sont trop intimes pour être portées et fracassées ici, sur les rebords de ce faux journal intime à ciel ouvert. Il me semble qu’en quelques lignes Daphne du Maurier révèle l’essence absolue du personnage. J’aime beaucoup sa façon simple et hardie d’épingler le personnage. Le Capitaine Crochet « (…) était une créature tragique plutôt horrible, qui n’éprouvait aucune paix intérieure. Son âme était au supplice. C’était une ombre noire, un rêve sinistre, un effrayant croquemitaine qui vivait dans les recoins grisâtres de l’esprit de chaque petit garçon. Tous les garçons abritent un Hook et Barrie le savait. Il était le fantôme qui, la nuit venue, se frayait de force un chemin dans leurs rêves opaques. Il était l’esprit de Stevenson et de Dumas ; il était le-Père-éternel-dépourvu-de-la-grâce- de-Dieu, un esprit solitaire qui incarnait à lui seul la terreur et l’inspiration. Parce qu’il avait de l’imagination et une étincelle de génie, Gerald lui donna vie. » (Un portrait de Gerald) [Traduction C.-A. F.] A tout prendre, je me demande si je ne préfère pas Hook à Peter Pan (celui de la pièce et du roman éponyme). Ne vous rappelle-t-il personne ? A bientôt, frères et sœurs d’imaginaire, amis de la piraterie. Que vogue encore longtemps le pavillon noir sur les rêves des enfants ! Qu’il revienne hanter les orphelins que nous devenons en vieillissant !
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