mardi 15 juillet 2008
Rétrojournal 5 : jeudi 10 juillet
Nous entreprenons une route qui nous fera entrevoir les paysages étonnants de l'Autriche – nous empruntons une portion de route hors de l'Allemagne- pour rejoindre le château de Linderhof 



(Cf. un des précédents billets). Plus classique (même si l'adjectif va mal au teint du souverain) dans son extérieur, peut-être, au premier regard, le château révèle en son sein l'univers du Roi, univers composé d'hommages à Louis XIV (un petit Versailles, comme le château de Herrenchiemsee, que je n'ai pas visité, mais nous y retournerons)

et à la cour française et, toujours, à Wagner (si vous vous y rendez, ne manquez pas la trop célèbre, mais à juste titre, Grotte de Vénus).
Ludwig était un bâtisseur, un homme du sédiment aussi. Il offre un univers parfait à qui sait ouvrir les yeux.
Je regrette vraiment qu'il soit interdit de filmer l'intérieur des châteaux (si j'ai du temps, je scannerai des images extraites de livres en ma possession), car ils sont aussi impressionnants et incandescents que leur extérieur. L'intérieur et l'extérieur sont en communication, en équilibre. J'aime cet univers qui ne cesse de faire référence aux vieilles légendes germaniques, qui m'emmène si loin que je me perds dans les méandres des mythes.
Univers que bien peu semblent essayer de comprendre du point de vue de son for intérieur à lui, ne sachant qu'être écrasés par ce qu'ils perçoivent comme une surabondance ou une surcharge de magnificences. Ces excès n'en sont pas pour moi. Ils sont mille éléments comme autant des petites pièces à l'intérieur desquelles quelque chose du Roi se loge - une émotion, une idée, une association d'images... -, des fenêtres par lesquelles il peut regarder le monde qu'il crée.
Des monades.
J'aime particulièrement "la chambre des glaces". Si vous vous placez entre deux grands miroirs et que vous regardez dans l'un d'eux, vous avez l'impression d'être dans la galerie des glaces de Versailles.
L'idée de sa table escamotable, dans la salle à manger, a de quoi réjouir mon âme de prestidigitatrice, ainsi que mille autres détails, telle cette incroyable collection de petits vases, pas loin de deux cents...
La grotte de Vénus est particulièrement émouvante.
J'imagine Louis sur son bateau.
Ludwig II, un roi qui est demeuré un enfant dans le sens le plus noble de ce terme, car seuls les enfants vivent véritablement, sans craindre de se blesser et de saigner.
Je m'ébroue dans la gloire de ce noble personnage de contes. J'aimerais lui rendre hommage.

Nous nous promenons dans les immenses jardins. Nous apercevons un kiosque marocain, puis une maison marocaine d'une seule pièce, que l'on peut contempler derrière une vitre, une fois la porte ouverte. Quelques paons imaginaires - un des symboles du roi, en compagnie du cygne et de l'aigle. Il y a tant à aimer qu'il faudrait des jours pour faire le tour de ce domaine enchanté.






Un léger froid vous saisit entre les côtes, lorsque vous pénétrez dans cette grotte imaginée de l'alpha à l'oméga.
Je suis désolée mais nous n'avions pas le matériel pour filmer dans cette obscurité, pourtant radieuse. Et mes photographies ne rendent aucunement hommage à cet endroit. J'emprunte donc une image à Wikipedia. La grotte a été créée pour écouter la musique de Wagner et elle évoque Tannhäuser - tout comme la salle des chanteurs à Neuschwanstein a été conçue, entre autres, pour son Parsifal. Je regrette profondément de n'avoir pas le temps , ici, de faire une analyse des oeuvres de Wagner et des liens tissés entre le génie et le Roi, non moins génial.




J'en perds mes mots d'indignation. Des touristes, dans le pire sens du terme (car nous en sommes), des français (j'ai honte), qui n'ont aucun sentiment pour Ludwig (pourquoi venir ici, dans ce cas ?) et qui se permettent, pendant la visite (obligatoirement) guidée (et minutée), de dire des inepties sur le Roi en sa demeure.


Petit regard sur les jardins...


Les jolies "extravagances" du Roi.





Non, je ne suis pas folle, pas tout à fait (hélas), mais lorsque je suis joyeuse, je l'exprime...

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