Les roses de décembre...
« Vous cheminez parmi l’étrange, sans le savoir. Vous marchez et parlez avec ces spectres, pensant qu’ils appartiennent à votre monde, jusqu’à ce que, peut-être, ils vous jouent de sales tours… » (J.M.B.)

Où il est question de JAMES MATTHEW BARRIE (qui donne son nom à ce JIACO), de littérature (en particulier victorienne, mais pas exclusivement), de cinéma, de philosophie et de quelques autres petites choses qui font de mon existence un berceau pour les fées ... [Photographies offertes par Andrew Birkin - Possesseurs de MAC, utilisez de préférence SAFARI pour lire ce Journal Intime à Ciel Ouvert ! Les commentaires anonymes sont systématiquement effacés.]

mercredi 16 novembre 2005
William Irish


Mon auteur préféré, dans le domaine du Noir, est William Irish, celui qui a écrit les meilleurs romans noirs ou blêmes, que les amateurs d'Hitchcock (Fenêtre sur cour) et Truffaut (La mariée était en noir, La Sirène du Mississippi) ou encore Siodmak (Lady Fantôme) connaissent bien.
Hitchcock s'est inspiré d'une anecdote relative à la vie de William Irish pour créer le personnage de Norman Bates. L'écrivain vivait avec sa mère après un divorce. Quand celle-ci est morte, il n'a pas déclaré pas le décès immédiatement, préférant rester enfermé plusieurs jours avec elle dans leur chambre d'hôtel....
Je conseille fortement l'achat de ce volume, paru chez Omnibus et dont je laisse une photo dans ce billet. J'essaie de rassembler la plupart des romans et des nouvelles de cet auteur et je suis fana des Editions Presse de la Cité, collection "Un Mystère" avec le petit éléphant en guise de sigle.
J'ai adoré de lui, par exemple, Les yeux de la nuit. Le héros de l'histoire sauve une jeune fille qui tente, une nuit, de se suicider. Il cherche à comprendre les motifs de son acte. Celle-ci accepte de lui raconter son étrange histoire. Elle est au désespoir car un voyant a annoncé à son père sa mort prochaine : il lui a donné le jour et l'heure de sa mort et la manière dont il doit mourir : dans la gueule d'un lion. Les prévisions de cet homme se sont toujours révélées vraies auparavant et son père a profité de la véracité de ces dernières maintes fois. Il a donc toutes les raisons de le croire. Nous sommes dans le cadre classique d'une tragédie où le Destin (ou le Fatum) a inscrit dans le futur les événements que nul ne peut éviter ou modifier. Pourtant, le héros et la fille du futur mort vont tout tenter pour protéger l'homme, car le protagoniste principal est un homme de raison qui sait bien que rien n'est écrit et que le Destin n'existe pas. Est-ce aussi sûr ? Comment expliquer ce qui paraît inexplicable ?
Ce roman est un chef-d'oeuvre de suspense et d'angoisse. La fin est digne des attentes légitimes du lecteur. Un très grand livre. Une leçon d'écriture et de maîtrise. C'est par ce livre que je suis entrée dans les histoires de M. Irish.
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