mercredi 16 novembre 2005

"Ça a débuté comme ça. Moi, j'avais jamais rien dit. Rien."

Sans Louis-Ferdinand Céline, je serais morte.
Mon propos peut paraître abrupte, il l'est certainement, mais je suis ainsi.
Avec le Voyage, je tenais ma rédemption entre les mains. Je ne me sépare presque jamais de ce livre (même si je lui préfère, bizarrement, sa "suite", Mort à crédit). Longtemps, je l'ai porté comme un enfant mort, dans mon sac à main. Je le berçais. C'était un talisman, une promesse contre l'ennui des autres, du monde. Un antidote à moi-même.
J'ai lu Voyage au bout de la nuit à 17 ans et je ne m'en suis jamais remise. Jamais. J'ai, ensuite, lu la majeure partie de son oeuvre, y compris ses lettres, y compris les pamphlets. J'aime Céline tout entier et je me moque de tout ce qu'on pourra dire de lui, au sujet de son délire, de ses mauvais penchants, etc. De toute façon, ceux qui en parlent avec le plus de férocité sont ceux qui ne l'ont pas lu et qui sont incapables de le comprendre. Je m'en moque parce que Céline, héritier de Rabelais et de Zola, est le plus grand écrivain au monde pour moi.
Qui n'aime pas Céline ne peut être aimé de moi.
Louis-Ferdinand Céline versus Louis-Ferdinand Destouches, le médecin de Meudon. Lucette Almanzor, sa femme, qui avait fait graver les premiers chiffres de son année de mort (19-) sur leur tombeau commun, après la mort de son génie d'époux, et qui, Dieu merci, est toujours en vie, Elizabeth Craig, la dédicataire du Voyage, Bébert le chat... Tant de choses qui me font penser à lui. Tant de mots qui se sont déposés dans mon esprit.

"Il dormait comme tout le monde. Il avait l'air bien ordinaire. Ce serait pourtant pas si bête s'il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants."

"Décidément, je me découvrais beaucoup plus de goût à empêcher Bébert de mourir qu'un adulte. On n'est jamais très mécontent qu'un adulte s'en aille, ça fait toujours une vache de moins sur terre, qu'on se dit, tandis que pour un enfant, c'est tout de même moins sûr. Il y a l'avenir."

"On se trompe peut-être toujours quand il s'agit de juger du coeur des autres."

"A mesure qu’on reste dans un endroit, les choses et les gens se débraillent, pourrissent et se mettent à puer tout exprès pour vous."

"C'est peut etre ca qu'on cherche a travers la vie, rien que cela, le plus grand chagrin possible pour devenir soi-meme avant de mourir"

Les roses du Pays d'Hiver

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Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
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