lundi 26 décembre 2005
Quel est le point commun entre Madame Columbo, Mummy two-shoes (le personnage des cartoons de Tom et Jerry), l'affreux Docteur Gang (L'inspecteur gadget) ou encore Remington Steele ? Ce sont des personnages dont on entend parler, dont on voit des fragments, mais que l'on ne connaîtra jamais en entier, et ce pour de multiples raisons. Il y a une foultitude d'exemple. Ce procédé mis en place par une certaine forme de fiction est celui de l'absence. Le fin du fin étant d'agacer jusqu'à la douleur exquise l'envie que l'on a de voir se dévoiler ce qui est nous caché. Il m'a toujours semblé que rien n'était plus excitant pour l'imagination que de ne pas savoir, de ne jamais savoir de quoi il en retournait. Notre dernier exemple est, par conséquent, un mauvais exemple, puisque le personnage "invisible" (Remington Steel) n'existe pas réellement et nous le savons d'emblée. Mais le personnage incarné par Pierce Brosnan est dans la situation où nous sommes lorsqu'une oeuvre nous place face à un visage recouvert d'un point d'interrogation ou à une partie du corps détachée de tout ce qui est celé à notre vue. Je me prête d'ailleurs, avec espièglerie, à ce jeu dans mon propre JIACO. Certes, cette astuce est plus facile à mettre en place dans un film, un dessin animé, une série ou une bande dessinée que dans une oeuvre de fiction qui n'a pas l'image comme support narratif, car il est plus difficile de chatouiller notre imagination par des mots qui, de toute façon, appellent un travail de l'imagination complet, tandis que donner à voir en partie frustre le travail de cette "faculté de présentation et de représentation". Pourtant, Dickens a, lui aussi, usé de ce procédé dans au moins un de ses romans. Je ne vous dirai pas lequel. A vous de chercher si cela vous amuse. Plus récemment, quelqu'un comme Lemony Snicket s'amuse à ce genre de jeu, dans sa série des Orphelins Baudelaire, à la fin de chaque volume, lorsqu'il se met lui-même en scène (Cf. également son autobiographie : http://images.amazon.com/images/P/2092508679.08._SCLZZZZZZZ_.jpg). Cette dernière est, notons-le au passage, une parodie des romans dickensiens et les romans sont truffés de références littéraires. Ceci autorisant les adultes à lire ce qui est destiné, peut-être, aux enfants.

Les roses du Pays d'Hiver

Retrouvez une nouvelle floraison des Roses de décembre ici-même.

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Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
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