lundi 15 juin 2015
Je pensais être tout simplement malchanceuse.

Il y a aussi quelque chose qui relève de la "névrose de destinée", peut-être. Mais l'explication est probablement plus simple !

Il s'avère que ma dernière mésaventure en date avec un metteur en scène est une chose courante, jouée et rejouée sur le même thème avec des variations. Si vous voulez vous en convaincre, lisez ceci ou cela... 

Les metteurs en scène, lorsqu'ils ne sont pas d'immenses créateurs (parfois aussi dans le cas où ils sont géniaux, mais alors on leur pardonne davantage – à tort, selon moi), ont tous tendance à vampiriser le texte qu'ils devraient servir et leurs comédiens. Par exemple, plus un metteur en scène fait improviser ses comédiens, au lieu de les diriger et de les faire avancer au plus près de sa vision esthétique, plus il est susceptible de leur emprunter des idées qu'il fera siennes par la suite, tant il les aime (cela s'entend). Il y a presque une bonne foi de la mauvaise foi. Une auto persuasion. J'ai expérimenté cette vérité plusieurs fois, en maints lieux, avec des personnalités très diverses. C'est une loi du genre.  C'est arrivé à de meilleurs et de bien plus grands que moi. 

Une loi... 

Je ne suis pas obligée de l'accepter. Je n'accepte que la Loi rendue par la Justice de mon pays. 

Une autre loi du genre : un metteur en scène qui n'écrit pas ses textes est toujours soumis à la tentation de tuer celui auquel il emprunte : meurtre symbolique, en tout cas...

Je vous renvoie à ce précédent message publié par mes soins, ici même, afin de relater avec détails le début de ma petite affaire.

La suite ? La voici !

Mon avocate avait adressé, via un huissier, la missive suivante au metteur en scène ici en cause, M. Rémi Prin :  






lequel a répondu comme suit, par lettre recommandée avec accusé de réception :




Vous remarquerez peut-être qu'il ne répond aucunement à nos demandes (précises), mais se contente de dire que je ne serai en aucun cas lésée. Je l'espère bien ! Sauf que le sieur a fait effacer mon nom des représentations déjà données, lesquelles utilisaient ma pièce, qui n'est pas, je le rappelle, simplement une adaptation du roman de Barrie – d'ailleurs traduit par mes soins, redisons-le – mais aussi une création personnelle... M. Prin a engagé la responsabilité des théâtres en faisant effacer mon nom des représentations et des sorties de résidences passées, lesquelles ont présenté mon texte.  AJOUT DU 18 JUIN 2015 : Il semblerait que, suite à une seconde lettre de mon avocate, il ait fait effacer, à présent, les pages qui parlaient des représentations passées, afin de ne pas avoir à rétablir mon nom sur lesdites pages ! Mieux, il a demandé à Brian Garofolin, le très talentueux peintre, qui a créé l'affiche et les décors du spectacle, d'effacer mon nom de SES sites et des affiches... Cette censure est révélatrice, me semble-t-il, d'un état d'esprit bien particulier et d'une stratégie que des plus qualifiés que moi définiront. Pourquoi vouloir effacer ou réécrire le passé ?

Il est tout à fait faux que M. Prin m'ait passé une commande quelconque. Où est le contrat ? Où est mon salaire ? Je n'ai jamais reçu un centime de sa part pour une commande. J'ai travaillé bénévolement, pendant plusieurs années, parce que je pensais que M. Prin respecterait les engagements pris à mon endroit. Et j'ai commencé à travailler pour lui dès... 2010 ! 4 ans et demi de correspondance en ma possession l'attestent. Ma traduction du Petit Oiseau blanc remonte, je le rappelle, à 2006... et je suis celle qui lui a fait connaître ce roman, puisque, à l'époque, il m'avait contactée pour monter un nouveau Peter Pan et c'est moi qui l'ai convaincu de s'intéresser au premier Peter Pan. Je n'ai donc jamais produit la moindre traduction pour M. Prin et c'est bien en ma qualité de dramaturge que M. Prin m'a demandé de l'aide, une aide pressante et sans limites. J'ai donc écrit une pièce. Soyons précis ! Et j'ai toujours dit que, si M. Prin modifiait ma pièce ou faisait une mise en scène que je jugeais irrecevable, je ne lui donnerais pas le droit de la jouer. C'est ce qui s'est produit. Le contrat moral fut dit et répété pendant 4 ans et demi. Il était libre de ne point l'accepter. Après, j'ai le regret de le dire, moult mensonges de la part de M. Prin, j'ai donc refusé d'assister à la première, à Paris, au théâtre de Ménilmontant, puisque je savais que mes demandes n'étaient pas prises en compte. Quant aux conciliations avec la SACD, elles étaient inacceptables, puisque M. Prin a menti et rompu le contrat moral qui nous liait depuis 2010. J'étais et suis dans mon droit, au sens légal et moral, de refuser l'exploitation de ma pièce par M. Prin ou quiconque. Ce texte m'appartient. 

M. Prin aurait pris la décision d'engager un autre traducteur fin février ? Mais pourquoi avoir, en avril, appelé mon éditeur, M. Dominique Poisson, aux éditions Terre de Brume, à deux reprises, pour essayer d'acheter ma traduction du roman de Barrie, sans mon accord, et mieux, sachant sans l'ombre d'un doute que j'y étais fermement opposée ? M. Poisson est prêt à en témoigner au tribunal. Il y a de quoi trouver cela étrange, pour ne pas dire inquiétant, lorsque la réalité se trouve à ce point déformée.

En outre, M. Prin a contacté la SACD, à la même période, pour les informer qu'il avait écrit un nouveau texte et que je n'avais donc pas à m'inquiéter. Je possède le courriel. 
Pourquoi M. Prin a-t-il donc fait effacer mon nom des représentations passées et réécrit la malheureuse histoire qui nous lie ? Je laisse le lecteur juge et le renvoie aux captures d'écran publiées précédemment. Voici, cependant, mon hypothèse : pour laisser croire aux futurs spectateurs, encore innocents de la genèse du spectacle, que je n'ai jamais existé et qu'il ne me doit rien ! 

Pouvoir réécrire les événements passés, avec un tel décalage, me laisse pantoise... Et je ne suis pas la seule !

Les éléments qui constituent la structure du spectacle (les Limbes, les développements sur le personnage de Timothy auquel j'ai attribué le nom de "White", par exemple) sont déjà présents dans l'essai que j'ai écrit en 2011 et publié ici: 

Et ce n'est pas le seul endroit où je fais état de ces interprétations. Je vois mal comment, très objectivement, on pourrait dire le contraire... Je demande donc à M. Prin de ne pas réutiliser certains thèmes ou interprétations que j'ai développés et qu'il a utilisés dans sa mise en scène et scénographie passées. Cela me paraît juste et très logique.

M. Prin n'ayant pas répondu à nos demandes répétées, sinon en biaisant, je ferai saisir le juge des référés avant toute représentation, afin d'obtenir le texte qu'il escompte jouer, puisqu'il refuse de nous l'adresser ; et, s'il s'avère qu'il use de ma traduction ou d'éléments de ma pièce, ou encore des idées que je lui ai fournies pour sa mise en scène (parce qu'elles étaient dans la version finale ou les diverses moutures de ma pièce – tels la cage à oiseaux ou les Limbes), la chose se réglera au tribunal, devant un juge. J'en fais une affaire de principe, de morale. Lorsque l'on me connaît un peu, on sait que je vais jusqu'au bout du bout.
Il est évident que je ne désire en aucun cas être associée à son nouveau spectacle et que tout un chacun peut retraduire le roman de ce cher James Matthew Barrie et en écrire une adaptation, mais il est inacceptable que l'on se serve, en guise de bande-annonce de prochaines représentations, de mon texte ou de mes idées. Il serait également inacceptable, par exemple, de décalquer ma traduction et cela serait très facile à prouver. Il existe même des logiciels pour déterminer le pourcentage d'emprunts d'un texte à un autre.

Je ne pense pas réécrire quoi que ce soit à sujet, mais je désire que mes lecteurs, mes amis, ceux de Barrie, ou les inconnus de passage s'intéressant à ce projet, soient au courant de la situation, et ce, avec précision, clarté et vérité.


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Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
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