Affichage des articles dont le libellé est poésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est poésie. Afficher tous les articles
mardi 9 mars 2010
Au propre et au figuré.
Surtout au propre : la vie est bien réelle.
Voici un exemple parmi de nombreux autres possibles.
L'année dernière, j'ai rencontré une artiste anglaise (elle dessine merveilleusement) qui devait devenir une personne chère à mon coeur.
Robert Greenham, mon ami et l'auteur d'un livre charmant, nous présenta et nous nous nous trouvâmes instantanément.
Elle emprunte son prénom à l'une des héroïnes barriennes, Elspeth Sandys. Je vivais (et vis encore) en compagnie de l'Elspeth de Barrie - traduisant le roman où elle apparaît - et je me plaisais, à l'abri de certaines fantaisies diurnes, à rêver d'une amie qui s'appellerait Elspeth. J'ai certaines lubies... À peine avais-je formulé ce voeu qu'elle entra dans ma vie. C'est aussi simple que cela. Je rêve, en serrant entre mes mains mes tempes, très fort - ainsi que le recommande un autre des personnages de Barrie - et le songe devient réalité. Immanquablement.
Étrange, n'est-ce pas ? Pourtant, je ne vous révèle qu'une partie de ce petit miracle...
Par son intermédiaire, je fis la connaissance de l'une de ses amies, devenue également la mienne, Elise. C'est d'elle dont je voudrais dire un mot, aujourd'hui.
Elise est poète, elle ne vit que par et pour les mots. Il y a quelques mois l'un de ses recueils a été publié. Elle crée également des cartes au goût délicieusement suranné et je me devais de porter tout cela à la connaissance de ceux qui ont la (fort condamnable) manie ou faiblesse de me lire. Vous pouvez découvrir et acquérir ses créations ici.
Elise compose également de la musique. Je dépose ici une vidéo qu'elle a réalisée. Le poème et la musique sont d'elle.
Surtout au propre : la vie est bien réelle.
Voici un exemple parmi de nombreux autres possibles.
L'année dernière, j'ai rencontré une artiste anglaise (elle dessine merveilleusement) qui devait devenir une personne chère à mon coeur.
Robert Greenham, mon ami et l'auteur d'un livre charmant, nous présenta et nous nous nous trouvâmes instantanément.
Elle emprunte son prénom à l'une des héroïnes barriennes, Elspeth Sandys. Je vivais (et vis encore) en compagnie de l'Elspeth de Barrie - traduisant le roman où elle apparaît - et je me plaisais, à l'abri de certaines fantaisies diurnes, à rêver d'une amie qui s'appellerait Elspeth. J'ai certaines lubies... À peine avais-je formulé ce voeu qu'elle entra dans ma vie. C'est aussi simple que cela. Je rêve, en serrant entre mes mains mes tempes, très fort - ainsi que le recommande un autre des personnages de Barrie - et le songe devient réalité. Immanquablement.
Étrange, n'est-ce pas ? Pourtant, je ne vous révèle qu'une partie de ce petit miracle...
Par son intermédiaire, je fis la connaissance de l'une de ses amies, devenue également la mienne, Elise. C'est d'elle dont je voudrais dire un mot, aujourd'hui.
Elise est poète, elle ne vit que par et pour les mots. Il y a quelques mois l'un de ses recueils a été publié. Elle crée également des cartes au goût délicieusement suranné et je me devais de porter tout cela à la connaissance de ceux qui ont la (fort condamnable) manie ou faiblesse de me lire. Vous pouvez découvrir et acquérir ses créations ici.
Elise compose également de la musique. Je dépose ici une vidéo qu'elle a réalisée. Le poème et la musique sont d'elle.
Il y a quelques jours, Elise m'a appris qu'elle vivait... à Rustington. Cela ne vous dit peut-être rien mais il s'agit d'un endroit fort bien connu de tous les barriens du monde entier. En effet, c'est en ce lieu que Barrie et la famille Llewelyn Davies partaient en villégiature et c'est là que furent prises les photos de Michael Llewelyn Davies en Peter Pan, images bien connues de ceux qui sont familiers de l'oeuvre d'Andrew Birkin et de ceux qui me lisent. L'affiche de la pièce Peter Pan, le petit garçon qui haïssait les mères a d'ailleurs été créée à partir de l'un de ces clichés.
Dimanche, Elise est parti en quête de la maison où Barrie séjournait avec les du Maurier et les Llewelyn Davies. Elle a été scindée en trois maisons. Elise a pris les photographies qui suivent. Je lui suis très reconnaissante d'avoir fait cela pour moi.
Tout est lié.
Serré.
Je suis précautionneusement le fil tiré par Barrie et je tisse ma propre existence avec mille autres fils mais jamais je ne manque de les entrelacer avec ce fil d'or. Un jour, je me rendrai à Rustington.
***
Les cartes d'Elise, mais aussi les remarquables collages d'une autre artiste de mes amies proches, Virginia, me font songer à deux livres que je vous recommande :
Libellés :amitié,collages,James Matthew Barrie,poésie
samedi 6 janvier 2007
五言古詩
張九齡
感遇其一
孤鴻海上來,
池潢不敢顧;
側見雙翠鳥,
巢在三珠樹。
矯矯珍木巔,
得無金丸懼?
美服患人指,
高明逼神惡。
今我遊冥冥,
弋者何所慕?
Zhang Jiuling
THOUGHTS - I
A lonely swan from the sea files,
To alight on puddles it does not deign.
Nesting in the poplar of pearls
It spies and questions green birds twain:
"Don't you fear the threat of slings,
Perched on top of branches so high?
Nice clothes invite pointing fingers,
High climbers god's good will defy.
Bird-hunters will crave me in vain,
For I roam the limitless sky."
Non, je n'ai pas progressé à ce point en chinois. Mais avec du temps et un dictionnaire, je peux déchiffrer ce petit poème. A raison de deux heures de cours par semaine, j'avance à la vitesse d'un unijambiste. Je balbutie, mais je tiens le cap. Je parlerai et écrirai chinois correctement un jour. Tout n'est qu'une question de travail. En tout cas, ce site évoqué plus haut est excellent. C'est un dictionnaire et mieux encore. Je le recommande à ceux qui, comme moi, sont peut-être en apprentissage de cet idiome.
La langue chinoise me ravit chaque jour davantage. J'ai hâte de pouvoir lire Lao She dans le texte. Heureusement que je suis patiente, car je ne sais pas combien d'années il me faudra peut-être pour parvenir à ce but.
***********
Catégorie :
Miscellanées
vendredi 10 novembre 2006
The Listeners (1912)
Ceux qui écoutent
"Is there anybody there?" said the Traveller,
"Y a-t-il quelqu'un ici ?" demanda le Voyageur,
Knocking on the moonlit door;
Frappant à l'huis, tenu en lisière par un rayon de lune ;
And his horse in the silence champ'd the grasses
Et son cheval, dans le silence, mâchonnait l'herbe
Of the forest's ferny floor:
Du tapis de fougères, qui recouvrait la forêt ;
And a bird flew up out of the turret,
Et de la tourelle un oiseau s'envola
Above the Traveller's head:
Par-dessus la tête du Voyageur...
And he smote upon the door again a second time;
Et, derechef, il frappa, et frappa, à la porte ;
'Is there anybody there?' he said.
Y a-t-il quelqu'un ici ? demanda-t-il
But no one descended to the Traveller;
Mais personne ne descendit répondre au Voyageur ;
No head from the leaf-fringed sill
Nul, du rebord frangé de feuilles,
Lean'd over and look'd into his grey eyes,
Penchant la tête ne plongea son regard dans ses yeux gris,
Where he stood perplex'd and still.
Comme il demeurait là, perplexe et silencieux.
But only a host of phantom listeners
Seule, une légion de fantômes à l'écoute,
That dwelt in the lone house then
Qui peuplait la maison solitaire,
Stood listening in the quiet of the moonlight
Prêtaient l'oreille, dans la paix du clair de lune,
To that voice from the world of men:
À cette voix qui leur provenait du monde des hommes ;
Stood thronging the faint moonbeams on the dark stair,
Ils se tenaient là, serrés entre les pâles rayons de lune, sur l'obscur escalier
That goes down to the empty hall,
Qui descend vers la salle déserte,
Hearkening in an air stirr'd and shaken
Attentifs à l'atmosphère tremblante et agitée
By the lonely Traveller's call.
Par l'appel du Voyageur solitaire
And he felt in his heart their strangeness,
Et, en son coeur, il éprouvait toute leur étrangeté :
Their stillness answering his cry,
Leur silence répondant à son cri,
While his horse moved, cropping the dark turf,
Tandis que son cheval piaffait et broutait l'herbe noire,
'Neath the starr'd and leafy sky;
Sous le ciel d'étoiles et de feuilles,
For he suddenly smote on the door, even
Car il frappa soudain à la porte, cette fois
Louder, and lifted his head :
Plus fort encore, puis il leva la tête :
'Tell them I came, and no one answer'd,
"Dites-leur que je suis venu, que personne n'a répondu,
That I kept my word,' he said.
Et que j'ai tenu ma parole", dit-il.
Never the least stir made the listeners,
Pas le moindre frémissement de la part de ceux qui écoutaient ;
Though every word he spake
Toutefois, chaque mot qu'il prononça
Fell echoing through the shadowiness of the still house
Donna de l'écho à travers les ombres de la maison silencieuse,
From the one man left awake:
Les mots du seul homme qui demeurait éveillé...
Ay, they heard his foot upon the stirrup,
Ils entendirent parfaitement son pied sur l'étrier,
And the sound of iron on stone,
Et le bruit du fer sur la pierre,
And how the silence surged softly backward,
Et comme le silence reflua doucement,
When the plunging hoofs were gone.
Quand les sabots plongeants furent au loin.
Merci à mon ami Robert pour la découverte, il y a quelques minutes, de ce poème si mystérieux. Je connaissais l'auteur, j'en ai déjà parlé au sujet de Lewis Carroll (dont je donnerai des nouvelles sous peu !), mais ce poème est la pépite d'or de ma journée. Cela s'harmonise particulièrement bien avec le conte de Noël de Barrie (a creepy tale) que je suis en train de traduire...
J'ai pensé à ceux qui sont fâchés avec la langue de Shakespeare et, même si le poème ne présente aucune difficulté de compréhension, j'ai apposé une très vulgaire translation (la plus rapide de ma courte carrière!) auprès des vers originaux, afin de leur donner un idée du propos. Bien sûr, il faudrait poétiser tout ceci. Quand bien même, il faut l'entendre de la bouche d'un anglais pour apprécier le rythme de ce conte versifié, pour entendre cette musique qui donne la chair de poule aux mots.
A bientôt, lecteur de passage.
La semaine prochaine, je vous présenterai un cynique...
Libellés :poésie,Walter de la Mare
Inscription à :
Articles
(Atom)
Quelques chapitres...
Les roses du Pays d'Hiver
Retrouvez une nouvelle floraison des Roses de décembre ici-même.
!doctype>Rechercher sur mon JIACO
Qui suis-je ?
- Holly Golightly
- Never Never Never Land, au plus près du Paradis, with Cary Grant, France
- Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
Almanach barrien
Rendez-vous sur cette page.
En librairie
Où Peter Pan rencontre son double féminin...
Oeuvre de Céline Lavail
Lettres
Voyages
Écosse
Kirriemuir
Angleterre
Londres
Haworth
Allemagne
Venise
New York
Copenhague
Prague
Les vidéos de mes voyages sont consultables ici et là...
Liens personnels
Le site de référence de J.M. Barrie par Andrew Birkin (anglais)
Mon site consacré à J.M. Barrie (français ; en évolution permanente)
Site Barrie miroir (français ; en construction)
Ma page sur Lewis Carroll (français)
"Une fée est cachée en tout ce que tu vois." (Victor Hugo)
Blog Archive
- 2020 (1)
- 2019 (1)
- 2018 (4)
- 2017 (8)
- 2016 (1)
- 2015 (22)
- 2014 (15)
- 2013 (22)
- 2012 (34)
- 2011 (20)
- 2010 (34)
- 2009 (66)
- 2008 (74)
- 2007 (143)
-
2006
(447)
- décembre(21)
- novembre(19)
- octobre(20)
- septembre(21)
- août(33)
- juillet(23)
- juin(43)
- mai(44)
- avril(62)
- mars(50)
- février(51)
-
janvier(60)
- janv. 31(3)
- janv. 30(3)
- janv. 27(1)
- janv. 26(1)
- janv. 25(4)
- janv. 24(3)
- janv. 23(3)
- janv. 22(1)
- janv. 20(2)
- janv. 19(3)
- janv. 18(2)
- janv. 17(1)
- janv. 16(2)
- janv. 15(1)
- janv. 13(5)
- janv. 12(2)
- janv. 11(2)
- janv. 10(3)
- janv. 09(1)
- janv. 08(1)
- janv. 07(2)
- janv. 05(4)
- janv. 04(2)
- janv. 03(2)
- janv. 02(2)
- janv. 01(4)
- 2005 (217)
Archives
-
►
2018
(4)
- ► juillet 2018 (1)
- ► avril 2018 (1)
- ► février 2018 (1)
-
►
2017
(8)
- ► juillet 2017 (6)
- ► avril 2017 (1)
-
►
2015
(22)
- ► décembre 2015 (3)
- ► octobre 2015 (1)
- ► avril 2015 (1)
-
►
2014
(15)
- ► juillet 2014 (3)
- ► janvier 2014 (1)
-
►
2013
(22)
- ► novembre 2013 (1)
-
►
2012
(34)
- ► novembre 2012 (1)
- ► juillet 2012 (12)
- ► avril 2012 (1)
-
►
2011
(20)
- ► décembre 2011 (1)
- ► octobre 2011 (1)
- ► septembre 2011 (1)
- ► janvier 2011 (1)
-
►
2010
(34)
- ► novembre 2010 (1)
-
►
2009
(66)
- ► juillet 2009 (11)
- ► avril 2009 (8)
-
►
2008
(74)
- ► novembre 2008 (1)
- ► septembre 2008 (4)
- ► juillet 2008 (17)
- ► avril 2008 (11)
-
►
2007
(143)
- ► décembre 2007 (8)
- ► novembre 2007 (6)
- ► juillet 2007 (14)
- ► avril 2007 (18)
- ► février 2007 (16)
-
►
2006
(447)
- ► décembre 2006 (21)
- ► novembre 2006 (19)
- ► octobre 2006 (20)
- ► septembre 2006 (21)
- ► juillet 2006 (23)
- ► avril 2006 (62)
- ► février 2006 (51)
- ► janvier 2006 (60)
-
►
2005
(217)
- ► décembre 2005 (62)
- ► novembre 2005 (98)
- ► octobre 2005 (49)





