mardi 4 avril 2006
Captures de la vidéos précédentes. Pardon, les photos sont très floues... Comme le demi état de sommeil qui précède l'intrusion du rêve, le mien... 






Programme de la pièce :



Pour comparaison, une photographie scannée de mon programme de la pièce en Français, donnée il y a un bon moment, au théâtre de l'Atelier :


La jeune, jolie et talentueuse Léa Drucker en lieu et place de Julia.

Les deux mises en scène étaient sobres et efficaces, les décors assez semblables, davantage cossus dans la version new yorkaise. Petit détail amusant, au théâtre Jacobs, de l'eau de pluie coulait réellement sur scène si bien que le premier rang fut aspergé !


Dois-je préciser que les trois acteurs (dont Bradley Cooper de la série Alias) étaient parfaits dans leur registre ? La pièce est assez difficile à interpréter, car elle repose sur le seul fait du discours, sans esbrouffe, sur une histoire très tenue, dont le coeur est un petit secret, révélé dans le second acte. Les trois personnages jouent leur rôle, puis celui de leurs parents dans la deuxième partie.
J'ai parlé à l'un des photographes qui traquait sa proie. Il s'est mis à me raconter son travail et à me parler... de Hugh Grant, traitant ce dernier d'"asshole"("connard" ou "trou du cul", comme vous préférez, messieurs-dames !) et exprimant son mépris absolu pour les artistes qu'il spoile sans vergogne. Je lui ai dit ma façon de penser et soyez assurés que, malgré les limites de mon accent, j'ai su le remettre à sa place ! Je tairai le nom du torchon où il officie.




Julia Roberts, à la sortie de la pièce de Greenberg, Three days of rain (Trois jours de pluie). Le 28 mars 2006, soit le jour de la première. J'avais de très bons billets (fauteuil orchestre, ni trop près ni trop loin) pour la séance du lendemain.
Vous pouvez admirer votre Holly en état d'hystérie dans le reflet de la voiture, quelque part, et un des hurlements est le sien...
Mes vidéos sont de très belle qualité, parfaites sur un écran de télévision, mais je suis contrainte à les réduire pour le net... Hélas... Si quelqu'un sait comment mieux faire...

lundi 3 avril 2006
Je parle souvent d'elle.
Je suis allée à New York pour ses beaux yeux, bravant mes peurs les plus folles, mais c'est une histoire que je raconterai plus tard, car je viens d'atterrir sur la terre ferme. Mais je pense demeurer à la hauteur où mon séjour m'a conduite : au 102e étage d'un endroit où j'ai rencontré le fantôme de Cary Grant. Mais n'anticipons pas.
J'ai rencontré Julia deux fois pendant mon séjour.
C'est le 1er avril, en fin d'après-midi, lors de cette seconde fois, que je pus obtenir d'elle un autographe.
Mon carnet Moleskine est magique.

Nous avions déjà parlé, ici et là, de coïncidences entre l'oeuvre de Michel Tournier,
Le roi des Aulnes
et certains éléments flagrants de la vie de Barrie (auquel j'ajoute à ceux précédemment nommés un accident de patinage dans le cours du roman, comme celui qui advient à David, le frère aîné de Barrie). J'ai donc décidé d'écrire à l'auteur (je suis "intrépide") de ce roman que je révère, afin de lui poser cette question on ne peut plus troublante à mes yeux, lui envoyant en sus un roman de Barrie que j'ai traduit. Le grand homme m'a répondu si gentiment et si rapidement que je me permets de partager avec vous sa lettre (petite dédicace à Simonne, en passant) :


Étonnant, n'est-ce pas ? Il y a une sorte de fatalité qui semble lier entre eux les grands auteurs.

Merci, M. Tournier, vous êtes aussi généreux que vos livres. Vous me donnez envie d'être digne de vos oeuvres.
samedi 1 avril 2006


Figurez-vous que, dans mom enthousiasme, je crains de m'etre trompee (pardon pour les accents, je ne les ai point encore trouves) : en revoyant le film de ma rencontre avec Julia R., il appert qu'il s'agissait non pas de Julia mais de juliO (Iglesias).
Je prends rendez-vous chez un ophtalmologiste des mon retour.

Le 2 avril : il s'agissait bien entendu d'un mauvais poisson d'avril et j'ai obtenu un autographe de Julia la divine.
vendredi 24 mars 2006

Start spreading the news
I'm leaving today
I want to be a part of it, New York, New York
These vagabond shoes
Are longing to stray
And make a brand new start of it
New York, New York
I want to wake up in the city that never sleeps
To find I'm king of the hill, top of the heap
These little town blues
Are melting away
I'll make a brand new start of it
In old New York
If I can make it there
I'll make it anywhere
It's up to you, New York, New York.
I want to wake up in the city that never sleeps
To find I'm king of the hill, top of the heap
These little town blues
Are melting away
I'll make a brand new start of it
In old New York
If I can make it there
I'll make it anywhere
It's up to you, New York, New York
J'évoquais le livre d'Allan Bloom ici. J'ai commencé la lecture de cet essai remarquable. Le style en est, ma foi, fort plaisant et le contenu à la hauteur de mes attentes. L'auteur dresse un panorama de l'amour, que celui-ci soit Eros, Philia ou Agapè, selon la tripartition grecque. L'originalité ou le charme du propos est de nous emmener en voyage à travers les grands romans de la littérature mondiale. Nous y rencontrons Stendhal, Rousseau (que l'auteur a traduit), Tolstoï, Montaigne et surtout Shakespeare. Il manque quelqu'un à l'appel. Personne n'ignore que j'ai une passion pour Jane Austen et M. Darcy en particulier. Si vous négligez ce détail, vous faites fi d'un des piliers les plus solides de ma complexion. Allan Bloom analyse le roman de Jane Austen dans une perspective restrictive (rousseauiste et aristotélicienne) mais néanmoins éclairante.
"L'ironie véritable a beaucoup à voir avec cette vertu absente de la pensée moderne, la modération." "Ainsi, en dépit de son goût très marqué pour la litote, Austen est une romantique qui croit que l'aveugle amour a de bons yeux." "La plupart des mariages sont des relations humaines qui n'existent que par la loi et l'opinion publique. Seul un petit nombre connaît cet attachement profond où la compagnie de l'autre est un bonheur qui ne cesse pas." "On ne peut s'empêcher de songer à la remarque d'Aristote que l'orgasme et la pensée s'excluent mutuellement. Bien sûr rien n'empêche qu'un être humain ces deux choses, chacune en son temps. Mais si l'on a un patenaire unique, le choisit-on d'abord pour l'une ou pour l'autre, ou en fonction d'une cote mal taillée entre les deux ? Et si l'on it qu'iil vaut mieux avoir deux partenaires, un pour chacune de ces deux grandes activités, reste la question : lequel a la première place, laquelle est la principale ? Ceux qui ne veulent pas poser ces questions cachent leur tête dans le sable. (...) Tout cela peut sembler inapproprié dans une discussion concernant l'austère Jane Austen. Ces questions sont pourtant nécessaires précisément parce qu'à la différence des autres romantiques, Jane Austen célèbre l'amitié classique comme le coeur de l'amour romantique." (je souligne)
Andrew Sean Greer, dans son très beau roman, a (peut-être sans le savoir ?) mis en forme une idée que l'on trouve dans les Carnets de Barrie et énoncée de la sorte :

Carnet 31, 1908

Pièce féerique. Quelqu’un qui grandit à l’envers (un homme ou une femme qui naît vieux et vieillit en devenant jeune).

RÉSUMÉ DU LIVRE :

Baie de San Francisco, 1871. Max Tivoli naît avec l'apparence d'un homme de soixante-dix ans, condamné à avancer à reculons, à l'inverse du monde qui se précipite vers son destin. C'est à l'adolescence, lorsqu'il s'éprend éperdument d'Alice Levy, que sa vie commence véritablement. Elle devient soudain aussi scintillante et douloureuse que des morceaux de verre. Comment conquérir un cœur de dix-sept ans lorsqu'on en paraît cinquante ? Suspendu au temps qui fuit et lisse son apparence, ballotté par les bouleversements du siècle naissant, Max Tivoli parcourt le monde, avec la complicité mystérieuse de son ami Hughie, à la poursuite de son amour. Car Alice, comme dans les contes de fées les plus cruels, disparaît dès qu'il parvient à l'embrasser.

jeudi 23 mars 2006

Je suis venu te dire que je m'en vais et tes larmes n'y pourront rien changer...
Ce n'est qu'un au revoir, une parenthèse printanière, une ellipse momentanée, une suspension du temps et de l'espace. Je laisse ce JIACO sous bonne garde et je reviens vous écrire le 4 avril, si Dieu me prête vie... Ou peut-être avant... Sait-on jamais ? Mais toute chose en ce bas monde n'est qu'hypothèse, n'est-ce pas ? Je ne suis pas très loin mais je n'aurai pas le temps d'écrire de nouveau billet. Pas une seconde pour ce plaisir quotidien. A très vite. Merci à tous et à toutes pour vos visites et vos commentaires. Je suis reconnaissante.

Les roses du Pays d'Hiver

Retrouvez une nouvelle floraison des Roses de décembre ici-même.

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Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
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