Le propos est simple et poétiquement attrayant : un homme mûr revient à la demeure de son enfance - un phare - parce que sa mère qu'il n'a pas revue depuis trente ans lui demande de repeindre ce phare. "Deux bonnes couches de peinture", exige-t-elle. C'est son voeu de future morte. Deux bonnes couches de peinture pour dissimuler le passé mais l'effet inverse se produit. Et Guy de se souvenir des visages d'enfants qui hantaient jadis ce triste phare...
Des enfants égarés (par qui ?), plus fils de Barrie que de Dickens...
un soupçon de Fantômette et d'Enid Blyton,
sans réelle intention, je le gage, de la part de l'auteur, simplement parce qu'il fait parler, en ventriloque, les effrois de l'enfance par les sens de l'adulte devenu et que toutes les frayeurs primaires de l'humanité sont les mêmes, en nombre assez restreint, ma foi : l'homophagie, la peur que l'on lise dans ses pensées, le vol de l'âme...
Ce film est un chef-d'oeuvre de perversité et un hymne à la liberté que les enfants doivent prendre sur leurs parents. A bien y regarder ce film a valeur de mythe ou il illustre tous ceux qui fondent l'humanité, à son échelle de film-monde.
Les parents, le couple propriétaire du phare-orphelinat, se délectent au sens propre des enfants - buvant le nectar de leur jeunesse, qu'ils extraient de leur cerveau - autant que les enfants (les deux légitimes, les deux non-orphelins) en viennent, ensuite, à chasser et à tuer les parents...
L'érotisme de la découverte amoureuse des deux héros principaux, Guy et sa soeur, se conjugue contre les tentatives incestueuses de la mère à l'encontre du fils et du viol symbolique du père sur sa fille.
Je ne suis guère étonnée que David Cronenberg ou Tom Waits apprécient le travail de Guy Maddin, qui est un cinéaste tout à fait inclassable, comme le sont les artistes véritables – ce qui ne signifie pas qu'il ne s'inscrit pas dans des filiations diverses : Feuillade, Bunuel, Cocteau, Méliès, Murnau... Et il recompose au sein de son imaginaire une autobiographie fantasmée, en douze chapitres (douze étant à peu près l'âge de la puberté),
Cette femme, monstre ordinaire revêtu des oripeaux du conte, que met en scène Guy Maddin, n'est pas sans me rappeler Mrs Darling, qui trie les pensées de ses enfants pendant qu'ils dorment, qui pénètre autant leur coeur que leur esprit, afin de les dresser dans l'ordre qui lui plaît, puis de se mirer dans leur âme. Que cherche-t-elle en cet endroit ? La preuve qu'elle n'est pas aimée, parce que grandir, c'est trahir la mère - dans le meilleur des cas, sinon on demeure un enfant ?
Barrie donne une image du psychisme humain très intéressante, qui est aussi une illustration du travail de l'écrivain sur son propre psychisme, sorte de garde-manger pour l'écrivain - qui est toujours un ogre, de manière consciente ou non. Et Guy Maddin procède de la sorte pour réaliser ce film, conçu à la manière d'un film muet, pour les images, et narré par la voix-off d'Isabella Rossellini.
La mère de Guy Maddin, cinéaste et héros du film, lit sans réserve dans les coeurs, cardiomancienne inquiétante,
qui tire un à un les fils qui constituent la trame pensante et éprouvante de ses enfants, rêvant de la jeunesse de sa fille et songeant à coucher avec son fils,
incarnant ce qui ne devrait que demeurer symbole. Elle fait éclater les rêves de sa progéniture, comme des cloques, plonge sa pensée et son œil dans les cratères de leur imagination, tous ces mondes, toutes ces îles, espèces de grands nids, qui sont l'apanage des enfants et des jeunes gens qui tombent amoureux pour la première fois.
En découvrant ce film, instinctivement, j'ai songé à deux autres films liés par un fil de soie solide : Sparrows de William Beaudine (sorti en DVD par Bach Films)
Bande annonce du film :
Il m'a semblé judicieux de mettre en relation avec ce film un livre découvert il y a quelques mois, par l'entremise de mon ami américain, Jim, et qui est peut-être le livre qui m'a le plus ravie en 2008, parmi tous ceux que j'ai lus - et il y en avait un certain nombre à l'appel...
Achetez ce livre à ceux que vous aimez !
Achetez ce livre à ceux qui ne sont pas sots au point de croire qu'aimer l'enfance est soit faire preuve d'infantilisme soit sacrifier à des penchants condamnables. Achetez ce livre à tous les garçons que vous connaissez et à tous les hommes, qui ont encore du garçon en eux. Les meilleurs d'entre eux sont encore des boys.
Il y est question des rapports entre plusieurs artistes, écrivains, penseurs (dont mon bien-aimé James Matthew Barrie), des garçons plutôt que des hommes à franchement dire, et de leur mère. J'espère avoir un peu de temps pour reparler de ce livre en tous points exceptionnel pour dire les relations complexes qui unissent ces êtres.
Lien pour en savoir plus.
Je vous souhaite à tous et à toutes, par avance, un Joyeux Noël !
Merry Christmas to the happy few!
MélancHollyquement vôtre,
Céline
Vous n'aviez pas compris ?
Les choses ont changé.
Le centre de gravité s'est déplacé. Personne d'autre ne s'en était rendu compte.
D'égoïste, je suis devenue égocentrique.
Sacrée différence tout de même.
Le soleil, c'est moi.
Je brûle, je ne suis plus calcinée.
Voilà, je suis devant vous sans fards.
Cela m'apaise.
Non, ce n'est pas morbide. Ce n'est pas plus mon amour du gothique, ce romantisme noir, inversé, la cause de tout ceci.
Comment pouvez-vous croire cela un instant ?
J'ai peut-être simplement un sens des raccourcis aiguisé, mais du landau au fauteuil roulant il y a moins qu'on ne le croit ; exactement la même distance qui persiste à s'établir entre le premier cri de vie (et de désespoir, si l'on en croit Schopenhauer) du nouveau-né cyanosé et le hurlement de bête du vieux en train de crever dans son lit à ridelles ; la vie et la mort sont des putes, mais la seconde fait toujours payer comptant. Entre les deux extrêmes, tout n'est que divertissement. Profitons-en. Nous avons tous les mêmes chances, un peu esquintés ou en bonne santé.
Dans la lumière crue et malade de ma caméra, qui me fait un teint jaune et des mires poudrées de violet, je prends les mesures de mon cercueil dans le temps qui me reste ; je compte les cercles autour de mes yeux, comme si je datais un tronc d'arbre. Cela tient en une photographie.
Il était une fois, une très vieille dame, qui allait mollement sur ses quatre-vingt-dix ans. Elle se dandinait un peu, à cause de sa bosse qui la faisait chavirer léger. Quatre-vingt-dix ans. Oui, je sais que cela doit vous sembler très vieux et vous vous dites, sûrement, qu’elle était bonne à mourir, après tant de temps passé dans le four de l'existence. Je ne suis pas sûre que vous oseriez employer le mot crever, ou alors bien discrètement, dans le secret de votre citadelle intérieure, à l’abri du regard de l’autre. Car l'autre est gardien de la morale, vous le savez.
Personne ne meurt réellement de chagrin. Je savais.
Tout ça parce que je sentais, en moi, en vie, la vie et l’envie qui glougloutaient en trombes saccadées et généreuses. Elle a touché le bout de mes cheveux, avec tristesse, et m’a offert un quart de sourire. Mes cheveux sont longs et bruns. Ils sont la sève qui suinte de mon corps vivant. Les siens sont blancs, clairsemés et secs. Sous le sourcil gauche la peau commence à se décoller par bribes et s’attarde, finale, royale, immuable, tenace, vorace, dans ce désert où il est planté ce visage au bout d’une pique.
De l’adolescence à l’aube de la seconde enfance, nous sommes tous des ordures. Certains plus que d’autres, mais nous puons tous le renfermé. Reniflez, fouillez, vous lirez votre avenir dans les viscères du premier crevé que vous croiserez. Il n’y a que deux attitudes possibles face à la vieillesse : le dégoût violent et le rejet ou bien la compassion extrême. Il est des prédateurs et des sauveurs ; il existe, en revanche, très peu de gens honnêtes avec leur ressenti. Aucune des deux attitudes n’est la bonne. On s’accommode très bien de sa propre déchéance - le premier moment de surprise altéré, il n’en est pas de même de celle des autres. Personne n’aime fixer dans le blanc de l’œil – que les vieux ont plutôt jaunâtre – la mort. Ce n’est pas tant la vieillesse qui est haïe que ce dont elle est porteuse. Croyez-vous que cette bosse ait toujours été à sa place et qu’aucune jeune main n'ait jadis cajolée son emplacement ? Pensez-vous vraiment que le doigt était si cintré qu’il eût pu autrefois crocheter un napperon sans aiguille ? Êtes-vous capable de croire une seconde que le vieux ait toujours été vieux ?
Elle a sauté dans le vide. Du quatrième étage. Une fin d’après-midi. Son corps s’est arrêté à la surface du béton, retenu par une anse de feuilles et d’arbres. Le sang a coulé. On est venu la chercher. On savait que les bébés entraient et sortaient par les fenêtres, mais les vieillards ? C’est rendre sa force et son droit à la vieillesse que de croire en l’impossible. *
Elle s’est brisée en mille morceaux ; elle a survécu et j’ai pleuré deux fois : pour la morte et pour la vivante.
Je me suis dit que c'était de ma faute. Oui, j'aurais dû retourner la voir très vite mais j'avais les foies. Cette vieille, c'était moi. Je n'aime pas me mirer dans mon avenir. Je ne suis pas assez solide. Mais j'ai imaginé son vieux corps tout moche, que j'aimais non pas par compassion mais par amour, de cette petite bonne femme mystérieuse, qui s'écrasait sur le sol.
Et, parce qu'il n'y aucune raison de vivre ou de mourir, elle a survécu.
J'aime cette photographie. Je clarifie, mon cher Jim, j'aime le regard que je porte sur mon regard. Je suis comme un des héros de Paul Auster, qui prend une photographie, chaque jour, du même endroit pendant des années. Je le fais avec mon regard. J'essaie de scruter en moi une étincelle d'humanité.
Je suis l'objet sur la photographie.
Il n'y a vraiment qu'une chose positive en ce monde : la joie. Mon regard vous le cèle peut-être, mais n'en doutez pas. J'ai coupé la calotte de mon cerveau et l'on peut plonger les deux mains à l'intérieur, comme dans un pain-surprise. Il y a un peu de tout à l'intérieur.
Harry's Harbour Bizarre is proud to present
Under the Big Top tonight
Human Oddities
That's right
You'll see the Three Headed Baby
You'll see Hitler's brain
See Lea Graff the German midget who sat in J.F. Morgan's lap
Je ne sais plus très bien écrire. Je suis partie un peu loin, je me noie dans la goutte d'encre italienne.
J'avais envie depuis le moment de ma découverte d'écrire ma passion pour un disque, pour une oeuvre qui n'est pas commune et dont l'écoute m'est nécessaire en ce moment plus qu'à n'importe quel autre. Lorsque je me vide de ma fiction personnelle, j'éprouve le besoin d'une perfusion des idées et des mots des autres, à condition que ceux-ci soient frères de peur des miens. J'y vois un encouragement à ne pas renoncer au centre de ma douleur exquise d'écrire.
Forts de ce succès, Tom Waits et sa compagne, Kathleen Brennan, retravailleront avec Robert Wilson pour deux "opéras", Alice (dont je parlerai mieux sur ma page Lewis Carroll) et Woyzeck (d'après Büchner ; Cf. l'album Blood Money que ma Fauna m'a également offert).
Come on a long with the Black Rider
We'll have a gay old time
Lay down in the web of the black spider
I'll drink your blood like wine
My daddy sat me on his knee
And he told me
He told me many things
And he said sone
There's a lot of things in this world
You're gonna have no use for
And when you get blue
And you've lost all your dreams
There's nothin' like a campfire
And a can of beans
So it comes down finally to all your days being bad without the bullets
It's magics or nothing
Time to stop chippying around and kidding yourself,
Kid, you're hooked, heavy as lead
Tell me so I will know
Your tears will fall
To make love grow
The briar and the rose
*Emprunt de ces deux phrases à mon ami Siréneau que je fais miennes.
**********
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Miscellanées
L'histoire se déroule dans un pays qui se veut imaginaire, même s'il a les traits de la Belgique et de la Hollande. Une jeune femme, Colette (Vanessa Paradis) est désespérée. Elle est en manque d'enfant. On l'imagine dans la trentaine, ce minuit de la féminité (le temps ne cesse de filer dans ce film ; la plupart des plans montrent une horloge ou un réveil, et Colette devient un double du Capitaine Crochet qui a peur de ce temps qui le grignote à chaque instant et va le révéler à la lumière de son échec), ce moment fatidique où le ventre réclame trop fort et s'impatiente dans l'attente d'une immense floraison - il y a un livre à faire sur le ventre des femmes, croyez-moi -, où la vieillesse cligne de l'oeil au reflet de la femme, si celle-ci est suffisamment mature (flétrie peut-être aussi... Il est remarquable à quel point Vanessa Paradis est fatiguée et vieillie dans ce film, elle qui était une nymphe autrefois. Bien sûr, elle est toujours sublime, à mes yeux en tout cas, mais elle semble porter ses enfants sur son visage tendu et prêt à pleurer...) pour avoir envie de tendre le relais à un enfant.
Je ne suis pas une amie des mères. J'ai de solides raisons. Je me méfie d'elles autant que je puis les aimer quelquefois, leur reconnaissant de temps en temps un rare mérite, qui est celui de l'inconditionné. Il est simplement dommage que la majorité d'entre elles confondent cet enfant intérieur dont je parle souvent, caché ou non, derrière l'ombre de Barrie, avec celui auquel elles donnent vie. L'erreur est là, très aisée à commettre, voire tentante. Je me demande souvent, en regardant Colette / Vanessa, si elle ne se trompe pas de cible et si elle n'embrasse pas son propre manque, le confondant avec l'amour d'un enfant rêvé, à la manière de Charles Lamb. Elle a peur que son tour ne soit bientôt passé, comme elle le dit joliment. On songe au manège des enfants et au ticket supplémentaire qui permet une dernière danse sur le dos d'un cheval en bois. On ne sait rien de cette femme, qui est déjà mère dans son âme et dans son désespoir, à qui il ne manque qu'un petit pour la combler. Du moins le croit-elle fermement, jusqu'à se rompre. Elle essaie, dans sa tendre folie, de trouver un homme, n'importe lequel, qui puisse lui faire un enfant, avant de retrouver celui qu'elle aime, afin qu'il prenne soin d'elle et lui donne une maison pour les jours de pluie. L'enfant serait un cadeau qu'il ne pourrait refuser. Cette naïveté charmante est coupable, mais on ne peut lui en vouloir, n'est-ce pas ?
On sait très bien, d'emblée, que son amoureux l'a laissé tomber. On se doute que tout est fichu et qu'elle n'est qu'une môme qui mime avec des jouets grandeur nature le rôle de la maman et de la putain.
Elle remplace une amie dans une vitrine et fait la pute, avec beaucoup d'innocence et de tendresse, lorsque le coup de fil d'une étrangère lui demande d'aller chercher son fils dans un institut pédo-psychiatrique et de l'attendre à la gare où un train devrait la conduire. L'enfant possède la clef d'une consigne, où toutes les économies que sa mère-pute a dérobées à son maquereau sont cachées. Elle raccroche brusquement et Colette, malgré elle, se rend à ce rendez-vous. Colette ne cesse de faire ce qu'elle prétend ne pas vouloir faire. Elle ne peut affirmer sa volonté que dans le refus de l'évidence. Elle dit "non" et cela signifie "oui". Les femmes sont des êtres compliqués. Elles ont une bombe dans le corps. Le compte à rebours débute à leur naissance.
Colette se rend quelque part. On dirait une prison. Est-elle une bonne fée ou bien Gretel ? C'est l'une des plus belles scènes de ce film, finalement plus étrange qu'il n'y paraît. On a le sentiment de se retrouver quelques instants chez Dickens, lorsque tous ses visages d'enfants mangent des yeux cette hypothétique mère qui vient chercher l'un d'entre eux. Cela me rappelle aussi certaine scène coupée de la pièce Peter Pan - pardon, je suis obsédée, mais je ne compte pas me soigner - où prend place une farandole de Beautiful Mothers qui viennent chercher un bambin, un des enfants perdus, et sont... auditionnées par Wendy !
Elle rencontre pour la première fois un jeune garçon, Billy (Vincent Rottiers). Il est plus âgé qu'on ne peut le penser tout d'abord. Mais il semble déficient, un peu simple d'esprit, mais il ne souffre pas de ce manque que seuls les autres lui imputent ; à moins qu'il n'ait compris ce que les gens intelligents ont tant de mal à saisir, car c'est un peu une fable que ce film, en plus d'être un conte.
Il sera son Hansel, très rapidement. Ils traverseront une forêt, symbolisée ici par une fuite et un voyage. L'un doit échapper à l'assassin de sa mère, l'autre veut rejoindre son pâle amoureux.
Vanessa Paradis est de ces femmes-enfants qui m'ont toujours fascinée et émue. J'ai déjà livré deux mots sur ces créatures presque mythologiques. Il y a du sang de sirène en elles, à condition de bien se souvenir de la triste et sublime fin de celle d'Andersen. Ce n'est peut-être pas un hasard si Serge Frydman a utilisé quelques chansons de Tom Waits (allez voir le billet de mon amie Fauna sur cet artiste singulier) pour ce premier film qu'il offre en tant que réalisateur (et scénariste et dialoguiste) et qui n'est autre qu'un conte sur l'enfance. Venant de moi, cela ne vous étonnera puisque l'enfance est le monde où je m'ébats. Tom Waits est le chanteur qui convenait car sa seule voix est déjà une histoire à elle seule. Elvis Presley donne aussi, grâce à sa voix divine, une idée d'un certain paradis, celui des rêves... Sans oublier la présence décalée de Thomas Fersen, en père gardien d'une voiture de pompier, dans un café... Cela lui va très bien.
J'en ai presque trop dit sur ce film qui n'attend que vous pour être adopté, tel un enfant.
Quelques chapitres...
Les roses du Pays d'Hiver
Retrouvez une nouvelle floraison des Roses de décembre ici-même.
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Qui suis-je ?
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- Never Never Never Land, au plus près du Paradis, with Cary Grant, France
- Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
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