lundi 15 juin 2015
Je pensais être tout simplement malchanceuse.
Il y a aussi quelque chose qui relève de la "névrose de destinée", peut-être. Mais l'explication est probablement plus simple !
Il s'avère que ma dernière mésaventure en date avec un metteur en scène est une chose courante, jouée et rejouée sur le même thème avec des variations. Si vous voulez vous en convaincre, lisez ceci ou cela...
Il y a aussi quelque chose qui relève de la "névrose de destinée", peut-être. Mais l'explication est probablement plus simple !
Il s'avère que ma dernière mésaventure en date avec un metteur en scène est une chose courante, jouée et rejouée sur le même thème avec des variations. Si vous voulez vous en convaincre, lisez ceci ou cela...
Les metteurs en scène, lorsqu'ils ne sont pas d'immenses créateurs (parfois aussi dans le cas où ils sont géniaux, mais alors on leur pardonne davantage – à tort, selon moi), ont tous tendance à vampiriser le texte qu'ils devraient servir et leurs comédiens. Par exemple, plus un metteur en scène fait improviser ses comédiens, au lieu de les diriger et de les faire avancer au plus près de sa vision esthétique, plus il est susceptible de leur emprunter des idées qu'il fera siennes par la suite, tant il les aime (cela s'entend). Il y a presque une bonne foi de la mauvaise foi. Une auto persuasion. J'ai expérimenté cette vérité plusieurs fois, en maints lieux, avec des personnalités très diverses. C'est une loi du genre. C'est arrivé à de meilleurs et de bien plus grands que moi.
Une loi...
Je ne suis pas obligée de l'accepter. Je n'accepte que la Loi rendue par la Justice de mon pays.
Une autre loi du genre : un metteur en scène qui n'écrit pas ses textes est toujours soumis à la tentation de tuer celui auquel il emprunte : meurtre symbolique, en tout cas...
Je vous renvoie à ce précédent message publié par mes soins, ici même, afin de relater avec détails le début de ma petite affaire.
La suite ? La voici !
Une loi...
Je ne suis pas obligée de l'accepter. Je n'accepte que la Loi rendue par la Justice de mon pays.
Une autre loi du genre : un metteur en scène qui n'écrit pas ses textes est toujours soumis à la tentation de tuer celui auquel il emprunte : meurtre symbolique, en tout cas...
Je vous renvoie à ce précédent message publié par mes soins, ici même, afin de relater avec détails le début de ma petite affaire.
La suite ? La voici !
Mon avocate avait adressé, via un huissier, la missive suivante au metteur en scène ici en cause, M. Rémi Prin :
Vous remarquerez peut-être qu'il ne répond aucunement à nos demandes (précises), mais se contente de dire que je ne serai en aucun cas lésée. Je l'espère bien ! Sauf que le sieur a fait effacer mon nom des représentations déjà données, lesquelles utilisaient ma pièce, qui n'est pas, je le rappelle, simplement une adaptation du roman de Barrie – d'ailleurs traduit par mes soins, redisons-le – mais aussi une création personnelle... M. Prin a engagé la responsabilité des théâtres en faisant effacer mon nom des représentations et des sorties de résidences passées, lesquelles ont présenté mon texte. AJOUT DU 18 JUIN 2015 : Il semblerait que, suite à une seconde lettre de mon avocate, il ait fait effacer, à présent, les pages qui parlaient des représentations passées, afin de ne pas avoir à rétablir mon nom sur lesdites pages ! Mieux, il a demandé à Brian Garofolin, le très talentueux peintre, qui a créé l'affiche et les décors du spectacle, d'effacer mon nom de SES sites et des affiches... Cette censure est révélatrice, me semble-t-il, d'un état d'esprit bien particulier et d'une stratégie que des plus qualifiés que moi définiront. Pourquoi vouloir effacer ou réécrire le passé ?
Il est tout à fait faux que M. Prin m'ait passé une commande quelconque. Où est le contrat ? Où est mon salaire ? Je n'ai jamais reçu un centime de sa part pour une commande. J'ai travaillé bénévolement, pendant plusieurs années, parce que je pensais que M. Prin respecterait les engagements pris à mon endroit. Et j'ai commencé à travailler pour lui dès... 2010 ! 4 ans et demi de correspondance en ma possession l'attestent. Ma traduction du Petit Oiseau blanc remonte, je le rappelle, à 2006... et je suis celle qui lui a fait connaître ce roman, puisque, à l'époque, il m'avait contactée pour monter un nouveau Peter Pan et c'est moi qui l'ai convaincu de s'intéresser au premier Peter Pan. Je n'ai donc jamais produit la moindre traduction pour M. Prin et c'est bien en ma qualité de dramaturge que M. Prin m'a demandé de l'aide, une aide pressante et sans limites. J'ai donc écrit une pièce. Soyons précis ! Et j'ai toujours dit que, si M. Prin modifiait ma pièce ou faisait une mise en scène que je jugeais irrecevable, je ne lui donnerais pas le droit de la jouer. C'est ce qui s'est produit. Le contrat moral fut dit et répété pendant 4 ans et demi. Il était libre de ne point l'accepter. Après, j'ai le regret de le dire, moult mensonges de la part de M. Prin, j'ai donc refusé d'assister à la première, à Paris, au théâtre de Ménilmontant, puisque je savais que mes demandes n'étaient pas prises en compte. Quant aux conciliations avec la SACD, elles étaient inacceptables, puisque M. Prin a menti et rompu le contrat moral qui nous liait depuis 2010. J'étais et suis dans mon droit, au sens légal et moral, de refuser l'exploitation de ma pièce par M. Prin ou quiconque. Ce texte m'appartient.
M. Prin aurait pris la décision d'engager un autre traducteur fin février ? Mais pourquoi avoir, en avril, appelé mon éditeur, M. Dominique Poisson, aux éditions Terre de Brume, à deux reprises, pour essayer d'acheter ma traduction du roman de Barrie, sans mon accord, et mieux, sachant sans l'ombre d'un doute que j'y étais fermement opposée ? M. Poisson est prêt à en témoigner au tribunal. Il y a de quoi trouver cela étrange, pour ne pas dire inquiétant, lorsque la réalité se trouve à ce point déformée.
En outre, M. Prin a contacté la SACD, à la même période, pour les informer qu'il avait écrit un nouveau texte et que je n'avais donc pas à m'inquiéter. Je possède le courriel.
Il est tout à fait faux que M. Prin m'ait passé une commande quelconque. Où est le contrat ? Où est mon salaire ? Je n'ai jamais reçu un centime de sa part pour une commande. J'ai travaillé bénévolement, pendant plusieurs années, parce que je pensais que M. Prin respecterait les engagements pris à mon endroit. Et j'ai commencé à travailler pour lui dès... 2010 ! 4 ans et demi de correspondance en ma possession l'attestent. Ma traduction du Petit Oiseau blanc remonte, je le rappelle, à 2006... et je suis celle qui lui a fait connaître ce roman, puisque, à l'époque, il m'avait contactée pour monter un nouveau Peter Pan et c'est moi qui l'ai convaincu de s'intéresser au premier Peter Pan. Je n'ai donc jamais produit la moindre traduction pour M. Prin et c'est bien en ma qualité de dramaturge que M. Prin m'a demandé de l'aide, une aide pressante et sans limites. J'ai donc écrit une pièce. Soyons précis ! Et j'ai toujours dit que, si M. Prin modifiait ma pièce ou faisait une mise en scène que je jugeais irrecevable, je ne lui donnerais pas le droit de la jouer. C'est ce qui s'est produit. Le contrat moral fut dit et répété pendant 4 ans et demi. Il était libre de ne point l'accepter. Après, j'ai le regret de le dire, moult mensonges de la part de M. Prin, j'ai donc refusé d'assister à la première, à Paris, au théâtre de Ménilmontant, puisque je savais que mes demandes n'étaient pas prises en compte. Quant aux conciliations avec la SACD, elles étaient inacceptables, puisque M. Prin a menti et rompu le contrat moral qui nous liait depuis 2010. J'étais et suis dans mon droit, au sens légal et moral, de refuser l'exploitation de ma pièce par M. Prin ou quiconque. Ce texte m'appartient.
M. Prin aurait pris la décision d'engager un autre traducteur fin février ? Mais pourquoi avoir, en avril, appelé mon éditeur, M. Dominique Poisson, aux éditions Terre de Brume, à deux reprises, pour essayer d'acheter ma traduction du roman de Barrie, sans mon accord, et mieux, sachant sans l'ombre d'un doute que j'y étais fermement opposée ? M. Poisson est prêt à en témoigner au tribunal. Il y a de quoi trouver cela étrange, pour ne pas dire inquiétant, lorsque la réalité se trouve à ce point déformée.
En outre, M. Prin a contacté la SACD, à la même période, pour les informer qu'il avait écrit un nouveau texte et que je n'avais donc pas à m'inquiéter. Je possède le courriel.
Pourquoi M. Prin a-t-il donc fait effacer mon nom des représentations passées et réécrit la malheureuse histoire qui nous lie ? Je laisse le lecteur juge et le renvoie aux captures d'écran publiées précédemment. Voici, cependant, mon hypothèse : pour laisser croire aux futurs spectateurs, encore innocents de la genèse du spectacle, que je n'ai jamais existé et qu'il ne me doit rien !
Pouvoir réécrire les événements passés, avec un tel décalage, me laisse pantoise... Et je ne suis pas la seule !
Les éléments qui constituent la structure du spectacle (les Limbes, les développements sur le personnage de Timothy auquel j'ai attribué le nom de "White", par exemple) sont déjà présents dans l'essai que j'ai écrit en 2011 et publié ici:
Et ce n'est pas le seul endroit où je fais état de ces interprétations. Je vois mal comment, très objectivement, on pourrait dire le contraire... Je demande donc à M. Prin de ne pas réutiliser certains thèmes ou interprétations que j'ai développés et qu'il a utilisés dans sa mise en scène et scénographie passées. Cela me paraît juste et très logique.
M. Prin n'ayant pas répondu à nos demandes répétées, sinon en biaisant, je ferai saisir le juge des référés avant toute représentation, afin d'obtenir le texte qu'il escompte jouer, puisqu'il refuse de nous l'adresser ; et, s'il s'avère qu'il use de ma traduction ou d'éléments de ma pièce, ou encore des idées que je lui ai fournies pour sa mise en scène (parce qu'elles étaient dans la version finale ou les diverses moutures de ma pièce – tels la cage à oiseaux ou les Limbes), la chose se réglera au tribunal, devant un juge. J'en fais une affaire de principe, de morale. Lorsque l'on me connaît un peu, on sait que je vais jusqu'au bout du bout.
Il est évident que je ne désire en aucun cas être associée à son nouveau spectacle et que tout un chacun peut retraduire le roman de ce cher James Matthew Barrie et en écrire une adaptation, mais il est inacceptable que l'on se serve, en guise de bande-annonce de prochaines représentations, de mon texte ou de mes idées. Il serait également inacceptable, par exemple, de décalquer ma traduction et cela serait très facile à prouver. Il existe même des logiciels pour déterminer le pourcentage d'emprunts d'un texte à un autre.
Je ne pense pas réécrire quoi que ce soit à sujet, mais je désire que mes lecteurs, mes amis, ceux de Barrie, ou les inconnus de passage s'intéressant à ce projet, soient au courant de la situation, et ce, avec précision, clarté et vérité.
Il est évident que je ne désire en aucun cas être associée à son nouveau spectacle et que tout un chacun peut retraduire le roman de ce cher James Matthew Barrie et en écrire une adaptation, mais il est inacceptable que l'on se serve, en guise de bande-annonce de prochaines représentations, de mon texte ou de mes idées. Il serait également inacceptable, par exemple, de décalquer ma traduction et cela serait très facile à prouver. Il existe même des logiciels pour déterminer le pourcentage d'emprunts d'un texte à un autre.
Je ne pense pas réécrire quoi que ce soit à sujet, mais je désire que mes lecteurs, mes amis, ceux de Barrie, ou les inconnus de passage s'intéressant à ce projet, soient au courant de la situation, et ce, avec précision, clarté et vérité.
dimanche 7 juin 2015
Message originellement publié le 22 avril 2015 à 10:03 et corrigé en rouge le 7 juin 2015.
Alors que je suis engagée dans une procédure judiciaire contre M. Rémi Prin de la Compagnie le Tambour des Limbes, et ce, afin de protéger le travail que j'ai fourni pour lui pendant 4 ans et demi, j'aimerais, pour l'information du public, pour celle de mes lecteurs, mettre côte à côte des captures d'écran, qui sont très révélatrices, il me semble... La première est issue du site du Théâtre 13, où une sortie de résidence avait été programmée, l'an passé (avril 2014). Le texte est signé de M. Prin, il avoue publiquement, à l'époque, avoir découvert Le Petit Oiseau blanc grâce à mon travail et à mes conseils... Il reconnaît ce qu'il me doit... Les deux autres sont issues de son site internet, hier, où mon nom est gommé (mais le site présente encore de textes que j'ai écrits, des citations qui m'appartiennent, et des concepts qui sont les miens... Suite à une première lettre recommandée, M. Prin a effacé beaucoup de choses, comme demandé, mais pas tout...) et la genèse du spectacle réécrite (il a, à présent, dit-il, découvert Le Petit Oiseau blanc tout seul, et a eu une révélation). N'est-ce pas édifiant ? Je dois ajouter que l'éditeur de ma traduction du Petit Oiseau blanc m'a prévenue (en avril) que M. Prin avait essayé, dans mon dos, SANS MON CONSENTEMENT, d'obtenir les droits de cette traduction, alors qu'il écrivait en même temps à la SACD (en février à la SACD et en juin à mon avocate) qu'il avait réécrit une pièce qui ne me devait RIEN (que ce soit à ma traduction, à la pièce que j'avais écrite ou encore à tout mon travail passé) – je le cite. Je laisse mes lecteurs tirer leurs propres conclusions. Je ne fais que relater des faits que chacun peut vérifier... Bien sûr, j'ai des tas d'autres preuves. 4 ans et demi de correspondance, mais pas uniquement. J'ai tout conservé, déposé, sauvegardé... Seuls les écrits demeurent, n'est-ce pas ? Pour l'heure, j'ai mis en demeure M. Prin de retirer de son site et de sa page Facebook et Youtube tout ce qui m'appartient. Le 7 juin 2015, une bande-annonce du spectacle, une vidéo, reprenait encore mes textes et certaines de mes idées dans la mise en scène et la scénographie et ne me citait aucunement. On peut encore la visionner sur Youtube et la page Facebook de la Compagnie. En effet, si mon nom a été gommé, mes textes de présentation, eux, sont toujours là, en totalité ou en partie, de face, de profil, en creux... Que M. Prin fasse le spectacle qu'il veut, mais sans utiliser le moindre fragment de mon travail. Je ne demande rien d'autre. La justice, en somme !
Alors que je suis engagée dans une procédure judiciaire contre M. Rémi Prin de la Compagnie le Tambour des Limbes, et ce, afin de protéger le travail que j'ai fourni pour lui pendant 4 ans et demi, j'aimerais, pour l'information du public, pour celle de mes lecteurs, mettre côte à côte des captures d'écran, qui sont très révélatrices, il me semble... La première est issue du site du Théâtre 13, où une sortie de résidence avait été programmée, l'an passé (avril 2014). Le texte est signé de M. Prin, il avoue publiquement, à l'époque, avoir découvert Le Petit Oiseau blanc grâce à mon travail et à mes conseils... Il reconnaît ce qu'il me doit... Les deux autres sont issues de son site internet, hier, où mon nom est gommé (mais le site présente encore de textes que j'ai écrits, des citations qui m'appartiennent, et des concepts qui sont les miens... Suite à une première lettre recommandée, M. Prin a effacé beaucoup de choses, comme demandé, mais pas tout...) et la genèse du spectacle réécrite (il a, à présent, dit-il, découvert Le Petit Oiseau blanc tout seul, et a eu une révélation). N'est-ce pas édifiant ? Je dois ajouter que l'éditeur de ma traduction du Petit Oiseau blanc m'a prévenue (en avril) que M. Prin avait essayé, dans mon dos, SANS MON CONSENTEMENT, d'obtenir les droits de cette traduction, alors qu'il écrivait en même temps à la SACD (en février à la SACD et en juin à mon avocate) qu'il avait réécrit une pièce qui ne me devait RIEN (que ce soit à ma traduction, à la pièce que j'avais écrite ou encore à tout mon travail passé) – je le cite. Je laisse mes lecteurs tirer leurs propres conclusions. Je ne fais que relater des faits que chacun peut vérifier... Bien sûr, j'ai des tas d'autres preuves. 4 ans et demi de correspondance, mais pas uniquement. J'ai tout conservé, déposé, sauvegardé... Seuls les écrits demeurent, n'est-ce pas ? Pour l'heure, j'ai mis en demeure M. Prin de retirer de son site et de sa page Facebook et Youtube tout ce qui m'appartient. Le 7 juin 2015, une bande-annonce du spectacle, une vidéo, reprenait encore mes textes et certaines de mes idées dans la mise en scène et la scénographie et ne me citait aucunement. On peut encore la visionner sur Youtube et la page Facebook de la Compagnie. En effet, si mon nom a été gommé, mes textes de présentation, eux, sont toujours là, en totalité ou en partie, de face, de profil, en creux... Que M. Prin fasse le spectacle qu'il veut, mais sans utiliser le moindre fragment de mon travail. Je ne demande rien d'autre. La justice, en somme !
Cliquez sur les images pour les agrandir, afin de confronter ce qu'elles disent. Vous pouvez aller sur le site du Théâtre 13, ainsi que sur celui du Théâtre de Ménilmontant, et partout ailleurs (Théâtre de Bouxwiller, Maison de la Culture de Nevers...), et vous constaterez que M. Prin a fait effacer mon nom de toutes les représentations et sorties de résidence déjà données... Pourquoi agir de la sorte, à votre avis ?
mercredi 29 avril 2015
J'ai participé, avec mon mari, à ce recueil à hauteur de deux textes (intitulés «Docteur» et «Tympan»). Je remercie Émeric du fond du cœur, ainsi qu'Éric Mazet, le plus grand des céliniens...
jeudi 26 mars 2015
Loi des séries...
Pendant 4 ans et demi, j'ai travaillé gratuitement avec un metteur en scène (Rémi Prin de la Compagnie Le Tambour des Limbes – compagnie dont le nom même me doit quelque chose ! C'est ironique, n'est-ce pas ?) pour la création d'un spectacle autour du Petit Oiseau blanc. J'ai écrit seule l'adaptation, à partir de la seule traduction française du roman de Sir James (la mienne, publiée à mon initiative, en 2006, et republiée, dans une version révisée, en 2013). Le metteur en scène m'a menti sur de nombreux points (j'ai des preuves : 4 ans et demi de correspondance) et je suis en désaccord avec des éléments de mise en scène, qui portent atteinte à Sir James et à mon travail (ma vision, mon interprétation de l'oeuvre barrienne). J'ai donc décidé d'interdire l'exploitation ultérieure de mon travail, après deux représentations à Paris et plusieurs sorties de résidence, ici et là, en France. Ce monsieur, qui ne lit pas l'anglais, et ne savait RIEN de Barrie avant de me rencontrer, proclame son intention de refaire une adaptation de son cru, afin de vendre ce spectacle... Très bien ! Il en a le droit, à condition qu'il ne réutilise pas mes mots et mes idées. Il argue du fait que le texte est dans le domaine public. Sauf que ma traduction ne l'est pas et que je refuse catégoriquement qu'il se serve de mon travail, de tout le travail invisible que j'ai accompli pour lui, gratuitement – je le redis – pendant 4 ans et demi.
Le texte (adaptation et traduction) n'est pas seulement mien. Il est également des idées, qui ont servi de base à l'élaboration de la scénographie et de la mise en scène, des idées qui ne sont pas dans le roman original, mais dans mes didascalies originelles... Si M. Prin persiste à vouloir user de mon travail, je compte aller au tribunal pour y faire valoir mes droits. Ce monsieur se vante de pouvoir faire ce qu'il veut, car Barrie est mort ! Belle mentalité !
Pendant 4 ans et demi, j'ai travaillé gratuitement avec un metteur en scène (Rémi Prin de la Compagnie Le Tambour des Limbes – compagnie dont le nom même me doit quelque chose ! C'est ironique, n'est-ce pas ?) pour la création d'un spectacle autour du Petit Oiseau blanc. J'ai écrit seule l'adaptation, à partir de la seule traduction française du roman de Sir James (la mienne, publiée à mon initiative, en 2006, et republiée, dans une version révisée, en 2013). Le metteur en scène m'a menti sur de nombreux points (j'ai des preuves : 4 ans et demi de correspondance) et je suis en désaccord avec des éléments de mise en scène, qui portent atteinte à Sir James et à mon travail (ma vision, mon interprétation de l'oeuvre barrienne). J'ai donc décidé d'interdire l'exploitation ultérieure de mon travail, après deux représentations à Paris et plusieurs sorties de résidence, ici et là, en France. Ce monsieur, qui ne lit pas l'anglais, et ne savait RIEN de Barrie avant de me rencontrer, proclame son intention de refaire une adaptation de son cru, afin de vendre ce spectacle... Très bien ! Il en a le droit, à condition qu'il ne réutilise pas mes mots et mes idées. Il argue du fait que le texte est dans le domaine public. Sauf que ma traduction ne l'est pas et que je refuse catégoriquement qu'il se serve de mon travail, de tout le travail invisible que j'ai accompli pour lui, gratuitement – je le redis – pendant 4 ans et demi.
Le texte (adaptation et traduction) n'est pas seulement mien. Il est également des idées, qui ont servi de base à l'élaboration de la scénographie et de la mise en scène, des idées qui ne sont pas dans le roman original, mais dans mes didascalies originelles... Si M. Prin persiste à vouloir user de mon travail, je compte aller au tribunal pour y faire valoir mes droits. Ce monsieur se vante de pouvoir faire ce qu'il veut, car Barrie est mort ! Belle mentalité !
vendredi 13 mars 2015
On me l’a appris, il y a environ une heure.
D'ordinaire, je n’écoute pas beaucoup les informations ni ne lis les journaux officiels. Je préfère me faire une opinion et construire un jugement personnel...
Mon nom est très indirectement (je ne suis en rien responsable de cette situation) associé à un petit scandale.
J'ai écrit, il y a quelques années, le texte d’une adaptation, celle de La Petite Sirène d'Andersen, et j'ai d’emblée, et avec violence, refusé qu'il soit mis en scène tel qu'il le fut. Je n'ai même pas assisté à la première et ai demandé la suppression de mon nom sur les affiches (il fut relégué au vague rang de "dramaturge").
Les metteurs en scène ne sont pas souvent fiables : ils veulent leur heure de gloire et se foutent totalement du texte qu’ils devraient servir, mais dont en réalité ils se servent, et ce, à proportion de leur nullité. Les bons, eux, écrivent leurs textes et mettent leur peau et tripes sur la table ; ils ne construisent pas leur château sur l'air du temps, avec la matière des autres...
Il m'est arrivé, récemment, presque la même déception avec ma réécriture du Petit Oiseau blanc de Barrie, même si, dans ce dernier cas, on n'a pas atteint ce niveau d'ignominie (il s'agit pourtant, là encore, d'un désaccord profond sur certains points entre le metteur en scène et moi ; je ne lui reproche pas, toutefois, ce que je reproche à Moati – même si les deux m'ont abondamment menti sur leurs intentions finales).
Mais il n’est question que de La Petite Sirène aujourd’hui…
Voir tous les articles que j'ai écrits à ce sujet à l'époque (http://rosesdedecembre.blogspot.fr/…/label/petites%20sir%C3…).
Je criais alors mon dégoût et ma fureur d'avoir été trahie par Alexis Moati, qui mettait en scène une sirène à poil et des filles avec des jupes ras le bonbon pour exprimer ce qui était, pour moi, et avant tout pour Andersen, une QUÊTE MYSTIQUE, celle de l'âme d'une jeune personne, et non le cliché éculé de la révolte adolescente. Partant, rien à voir, dans mon esprit, avec la nudité et la vulgarité de la mise en scène de Moati ni avec la scénographie poubelle ! Voilà bien une "esthétique" qui ne peut plaire qu'aux bobos et aux cocos, comme l'a montré le "succès" ultérieur du spectacle. Du pur théâtre socialiste, subventionné comme il se doit !
J'ai envie de vomir, ce matin.
En outre, montrer cela à des enfants relève d'une grave erreur de jugement – non, d'une faute morale – et me heurte profondément. J'avais demandé, avant même de savoir ce que serait la mise en scène finale, quand je pensais encore qu’elle serait à la hauteur de mes exigences, que le spectacle ne soit pas montré à des enfants de moins de 12 ans. On me l'avait promis et il fut pourtant présenté, d’après ce que je lis, à des enfants de 8/ 9 ans... Cela ne change rien au fond du problème : à n'importe quel âge, ce spectacle est une honte.
Qu'il y ait scandale, je le comprends, et cela n'a rien à voir avec la religion des parents d'élèves qui se plaignent. Moi-même, l'auteur de l'adaptation, avec mon long passé d’athée, je suis la première révoltée et refuserais que ma fille assistât à cela !
La nudité n'a rien de choquant en soi. C'est naturel. Mais s'exhiber devant des enfants, sous couvert d'art, je le refuse.
Honte à M. Moati d’avoir ainsi souillé l’âme de la sirène et celle d’Andersen ! À tout prendre, je préférerais encore la trahison, par excès de niaiserie, de Walt Disney !
Mais, dans un sens, tout cela me conforte dans ce que je pensais à l'époque et ai toujours critiqué : l'immoralité de cette mise en scène. J’oserais même le mot « perversité ». Quand je pense, que, pour vendre sa merde en haillons, la compagnie se croit obligée de joindre le dossier de présentation que j’avais écrit et qui, lui, expose un projet totalement différent de celui qui est montré !
Je sais qu'il n'est pas de bon ton de parler de "morale" de nos jours, car le terme sent trop le religieux, dans cette époque qui n'a pour seul mot à la bouche que celui de "laïcité" (une religion peut-être plus intégriste que celles qu'elle déclare haut et fort, mais avec beaucoup de mauvaise foi et de cynisme, combattre au nom de notre prétendue liberté à tous). La laïcité associée à tous les libéralismes possibles…
Mais il y a bien faute morale dans cette adaptation. Et ce n’est ni l’ancienne athée ni la catholique en moi qui le dit, mais ma simple conscience mise à nu.
Trahison d'Andersen, trahison de mon travail et trahison de l'âme des contes, donc trahison des enfants spectateurs.
Dé-gueu-la-sse !
Je ne vais pas m'étendre sur le sujet. Je n'écris cette note que pour dire que je comprends les parents choqués et que je m'associe à leur révolte.
À l'époque, je n'avais pas fait interdire le spectacle, car j'avais été payée par le théâtre producteur pour écrire un texte et cela me semblait délicat ; en outre, j’avais travaillé plus d’un an bénévolement et le metteur en scène pensait récupérer deux tiers de mes droits d’auteur… Entre-temps, j'ai appris beaucoup sur le droit moral des auteurs. Désormais, M. Moati ne pourra plus faire jouer mon texte, si demandes il recevait, car je vais le bloquer – tout comme j’ai bloqué mon adaptation barrienne. Je ne travaillerai plus avec un seul metteur en scène de ma vie ! Je mettrai en scène moi-même mes propres textes, si besoin : on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même…
vendredi 24 octobre 2014
... et sur Amazon... Oui, AMAZON, tant décrié par les tenants de l'Unique Morale, alors que je pourrais écrire une véritable lettre d'amour à ce site de vente par correspondance... Amazon (américain, français, anglais et allemand) m'a sauvé la vie mille fois, et ce, depuis son ouverture : lorsque vous habitez une petite ville de province, vous pouvez toujours tenter de dégoter la perle rare, le livre épuisé, l'ouvrage en scots ou en vieux norrois de vos rêves... Sans parler des disques ou des films introuvables ailleurs... Je suis fort marrie de le dire, mais les libraires ne sont que trop souvent des vendeurs de soupe incultes ; je préfère donner mon argent à Amazon, même si je suis probablement l'une des meilleures clientes de ma librairie... Et ils geignent, sans répit, alors que, de toute la chaîne du livre, c'est l'auteur qui est le moins payé et le libraire qui palpe le plus...
Voici donc mon dernier livre publié chez Terre de Brume... Le prochain le sera chez un grand éditeur. Je n'ai pas oublié de venir vous raconter mon dernier voyage en Angleterre, mais je suis fort occupée depuis plusieurs mois à divers projets littéraires... Je vous garde, cher amis des Roses de décembre, chers amis de Barrie, dans mon cœur. Je regrette que l'éditeur ait ressenti le besoin d'ajouter ce bandeau. Peter Pan ne fait pas vendre. Il fait précisément fuir les lecteurs que j'essaie d'atteindre (ceux qui s'imaginent que l'auteur de Peter et Wendy doit être cantonné dans la nursery)... J'aurais, quant à moi, écrit cette accroche : "Hitchock en rêvait !" À très bientôt !
Libellés :James Matthew Barrie,Mary Rose,traduction
mercredi 15 octobre 2014
Je suis très heureuse de vous annoncer cette nouvelle...
Feel free to spread the news!!!!
N’hésitez pas à republier cette affiche !
The Little White Bird in Paris next February!
Feel free to spread the news!!!!
N’hésitez pas à republier cette affiche !
The Little White Bird in Paris next February!
{Cliquez sur l'image pour l'agrandir.}
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Ne manquez pas de visiter la page de Brian Garofolin, qui a créé l'affiche et les décors peints. C'est un grand artiste, croyez-moi !
Modification en date de mai 2015 : j'ai interdit l'exploitation de ma pièce, mais aussi de ma traduction du roman de J. M. Barrie, suite à d'irrémédiables désaccords avec le metteur en scène.
mercredi 17 septembre 2014
{Cliquez sur l'image pour l'agrandir.}
Couverture : Leo Bates
Traduction et (très longue) postface : votre servante
Parution : Octobre 2015
jeudi 11 septembre 2014
Quelques images des répétitions du Petit Oiseau blanc ou La Naissance de Peter Pan et de la sortie de résidence de Nevers (samedi dernier)... Je vous en dirai davantage dès que possible, car pour l'heure je suis très occupée avec divers travaux littéraires et avec les épreuves de Mary Rose – qui sortira en octobre... (Source des images : ici.)
vendredi 8 août 2014
L’une des analyses les plus intelligentes écrites sur Barrie, on la doit à un modeste écrivain (identité dévoilée dans ma postface à Mary Rose : livre à paraître en octobre; je suis trop silencieuse en ce moment, car l'esprit et les mains fort occupés par plusieurs publications...), qui, en quelques pages, révèle le secret de Sir James :
« L’évolution de Tommy – je veux dire de Barrie – est fascinante : timidement (mais avec quelle obstination !), il a œuvré et s’est avancé, à la force du poignet, vers son essence, jusqu’à ce qu’il parvienne enfin à occuper la place qui était réellement la sienne. Il est à la mode de dire qu’il « n’a jamais grandi ». Cette déclaration se veut un éloge, mais c’est un commentaire insipide face au processus à l’œuvre dans sa carrière. Ce qui est vraiment étonnant, dans son cas, c’est qu’il a effectivement grandi, et n’a cessé de grandir ; mais, au lieu de grandir en hauteur, il a grandi en s’enracinant. » Barrie est donc tout entier rhizome et Mary Rose la jolie fleur (empoisonnée) de son âme.
« L’évolution de Tommy – je veux dire de Barrie – est fascinante : timidement (mais avec quelle obstination !), il a œuvré et s’est avancé, à la force du poignet, vers son essence, jusqu’à ce qu’il parvienne enfin à occuper la place qui était réellement la sienne. Il est à la mode de dire qu’il « n’a jamais grandi ». Cette déclaration se veut un éloge, mais c’est un commentaire insipide face au processus à l’œuvre dans sa carrière. Ce qui est vraiment étonnant, dans son cas, c’est qu’il a effectivement grandi, et n’a cessé de grandir ; mais, au lieu de grandir en hauteur, il a grandi en s’enracinant. » Barrie est donc tout entier rhizome et Mary Rose la jolie fleur (empoisonnée) de son âme.
Céline-Albin Faivre
Libellés :James Matthew Barrie,Mary Rose,traduction
vendredi 25 juillet 2014
Dans l'attente de vous écrire, de vous dire l'Angleterre, Smallhythe, Ellen Terry, Venise, Barrie, ma prochaine traduction à paraître et mille autres choses...
Libellés :Angleterre,Barrie,Ellen Terry,Kent,voyage
... vole de plus en plus haut... Puisse J. M. Barrie lui donner toutes les grâces ! Photographies de Philippe Lhomel ; source : ici. Sortie de résidence, Théâtre Mega Pobec d'Evreux.
mercredi 14 mai 2014
{Détail d'un tableau de Brian T. Garofolin}
Pour soutenir le travail de la Compagnie le Tambour des Limbes, qui va donner naissance à l'adaptation que j'ai écrite à partir de l'oeuvre, magnifique, de J. M. Barrie, vous pouvez faire une donation ici... Pour que cette oeuvre très peu connue de Barrie soit enfin connue en France, s'il vous plaît, aidez-les ! Merci pour eux, par avance. (Je précise que je ne perçois aucun centime et ne fais que jouer les messagers !)
vendredi 2 mai 2014
Quelques photos de nos comédiens pour l'adaptation du Petit Oiseau blanc à contempler ici. Je suis très enthousiaste et c'est peu dire !!!
{Merci à Avril Dunoyer pour les portraits.}
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Les roses du Pays d'Hiver
Retrouvez une nouvelle floraison des Roses de décembre ici-même.
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- Dilettante. Pirate à seize heures, bien que n'ayant pas le pied marin. En devenir de qui j'ose être. Docteur en philosophie de la Sorbonne. Amie de James Matthew Barrie et de Cary Grant. Traducteur littéraire. Parfois dramaturge et biographe. Créature qui écrit sans cesse. Je suis ce que j'écris. Je ne serai jamais moins que ce que mes rêves osent dire.
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