Billet dédié à Cinnamon, qui a rappelé à ma mémoire, hier, ce personnage qui apparut pour la première fois dans Sweeney Todd, le barbier démoniaque de Fleet Street.
Je me réfère, entre autres sources souvent contradictoires, à ma précieuse (mais parfois fautive) Encyclopaedia of Fantastic Victoriana pour vous livrer quelques bribes de son histoire.
Le personnage est issu d’une série de penny dreadfuls
(dont mon bien-aimé Barrie était friand dans sa jeunesse) et il est assez difficile d’attribuer une paternité à cette créature. Il aurait été créé, selon l’auteur de cette encyclopédie, par James Malcom Rymer et Alfred S. Burrage. Rymer créa d’autres vilains : Claude Duval, Edith Tarleton et Varney le Vampire – et, possiblement, Blueskin. Burrage, de son côté, était l’un des créateurs de Spring-Heeled Jack.
D’autres attribuent la naissance du personnage (et celle de Varney) à l’écrivaillon Thomas Prest. En tout état de cause, les prémices de l’histoire apparurent pour la première fois, sous forme de feuilleton, dans The People’s Periodical, le 21 novembre 1846. La première histoire se nommait « Le collier de perles : une histoire d’amour ».
L’histoire est alors censée se dérouler aux alentours de 1785. Le barbier Sweeney Todd a engagé un nouvel apprenti, Tobias Ragg. Il l’éduque de manière à ce que ce dernier lui obéisse en tous points. Un jour, un marin, Thornhill, en balade dans Londres, s’arrête devant sa boutique, dans l’idée de se faire raser. L’ami de Thornhill est récemment décédé et il vient dans la capitale pour annoncer la nouvelle à son épouse et lui donner un collier de perles de grand prix. Il commet l’erreur de montrer le collier au barbier… qui le tue ! L’apprenti tiendra sa langue car Sweeney le menace, lui et sa mère.
La voisine de Sweeney, Mrs. Lovett, vend des tartes à la viande. Ils ont des rapports ambigus. Tandis que des hommes ne ressortent jamais de la boutique de Sweeney, les tartes à la viande de Mrs. Lovett sont de plus en plus délicieuses… Mais, au bout d’un certain temps, la plantureuse voisine se lasse de tout ceci et fait un brin chanter Sweeney, qui tentera de l’assassiner. Elle aidera donc, par souci de vengeance, la police à l’attraper et celui-ci finira à Newgate, fou, hanté par les fantômes de ses victimes, avant d’être pendu.
Je suis persuadée que Hitchcock aurait adoré en faire un film. Le Hitch de La Corde ou celui de la série télévisée. Mélanger la mort à la nourriture, l'idée n'est pas nouvelle, mais toujours aussi perturbante et révélatrice du monstre qui sommeille en nous.
L’histoire très réjouissante et au demeurant fort macabre de ce serial killer a été mise sur la scène, par George Dibdin Pitt, avant de devenir une comédie musicale, qui se joue encore à Broadway. Cette dernière a été composée par Stephen Sondheim sur le livret de Hugh Wheeler, adapté de la pièce de Christopher Bond.
L’expression « Sweeney Todd » est un argot cockney, qui consiste à remplacer un mot par une locution qui rime avec ce mot. « Sweeney Todd » désigne la « Flying squad » (brigade volante) londonienne.
- Thirty Day Princess (1934) : réalisé par Marion Gering, avec Sylvia Sidney.
- Kiss & Make Up (1934) : un film de Harlan Thompson.
- Wings in the Dark (1935) : réalisation de James Flood, avec Myrna Loy (très marquée par son rôle dans la succulente série de films The thin man, elle retrouvera Cary plusieurs fois dans sa carrière, avec les films Mr. Blandings Builds His Dream House et The Bachelor and the Bobby-Soxer )!
- Big Brown Eyes (1936) : un film de Raoul Walsh, qui fera une longue carrière, comme chacun sait.
- Wedding Present (1936) : réalisé par Richard Wallace, où il retrouve sa partenaire du film précédent, Joan Bennett...
La filmographie de Cary Grant n'aura plus aucun secret pour vous si vous adoptez ce livre : chaque film est détaillé à l'extrême. Le ton est impersonnel, le livre a l'aspect d'un mémoire dactylographié sur une vieille machine à écrire, mais le contenu est en béton armé. Une référence à posséder impérativement.

"Avant [le succès, la reconnaissance et la célébrité], je regardais par la fenêtre ; maintenant, je regarde dans un miroir."
L'hélice
Vidéo envoyée par misshollygolightly

"Nous nous plaisons ainsi à oublier qu'à vrai dire tout dans notre vie est hasard, à partir de notre commencement, par la rencontre du spermatozoïde et de l'ovule, hasard, qui participe certes aux lois et à la nécessité de la nature, mais qui est sans rapport avec nos désirs et nos illusions. Le partage, dans ce qui détermine notre vie, entre les "nécessités" de notre contitution et les "hasards" de notre enfance peut bien être encore incertain dans le détail ; mais dans l'ensemble, il ne subsiste aucune doute quant à l'importance de nos premières années d'enfance."
"La rigueur vient toujours à bout de l'obstacle."

L'imcompréhension du spectateur subsiste. Il y a trahison. Pourtant, n'a-t-elle pas dit à celui qui l'avait prise pour femme qu'elle aimerait davantage l'autre ? Et, ce, toujours.

